Aux yeux des investisseurs, l'attractivité d'une entreprise passe souvent par la distribution de dividendes. En effet, lorsqu'un actionnaire entre au capital d'une société, il cherche avant tout un placement rentable à long terme. Et, c'est donc en leur versant des dividendes, qu'une entreprise récompense ses investisseurs. Mais pour les rémunérer, encore faut-il dégager des bénéfices, car les dividendes proviennent des fonds propres d'une compagnie. Dès lors, une entreprise aux finances équilibrées rétribue tous ceux qui, croyant en elle, se sont procuré des actions. Ces titres de propriété constituent une partie de son capital social.

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Qui touche les dividendes ?

Les dividendes récompensent chaque actionnaire investissant dans une entreprise. Appelés actions, ces investissements sont, en réalité, des titres de propriété représentant une fraction de la société et détenus par des actionnaires de plusieurs types. Tout d'abord, les investisseurs qui attendent des retours sur bénéfices sont souvent des particuliers, à l'image des salariés d'une entreprise ou des petits porteurs, ces investisseurs qui agissent individuellement. C'est dans l'espoir de toucher des dividendes que les particuliers achètent des actions, en demandant conseil à des sociétés de courtage. Ces intermédiaires, experts en placements financiers, accompagnent les petits porteurs afin de leur proposer les meilleurs investissements. D'autre part, les institutions peuvent, elles aussi, entrer au capital d'une compagnie. Il s'agit ici de fonds de pension, de banques, d'entreprises cherchant à réaliser des investissements. Enfin, l'État endosse, lui aussi, le statut d'actionnaire car il détient des parts dans de grands groupes industriels ou du secteur de l'énergie.

Être actionnaire ne signifie pas encaisser systématiquement des dividendes. Beaucoup d'entrepreneurs comptent en effet sur leurs investisseurs pour financer leurs projets d'entreprise, mais toutes ne distribuent pas de dividendes. Car une entreprise peut aussi décider de déployer ses bénéfices vers une stratégie de croissance, pour augmenter ses parts de marché ou développer de nouveaux secteurs. C'est le cas par exemple de Google qui a fait le choix de consacrer ses bénéfices pour les réinvestir dans la recherche et développement ou dans le cloud. En somme, seules les entreprises matures, en bonne santé, et qui disposent de suffisamment de réserves de liquidités, génèrent le plus fréquemment des dividendes à destination de leurs actionnaires.

 

Comment sont payés les dividendes ?

La question des dividendes est réglée au moment de l'assemblée générale. Celle-ci se tient d'ordinaire une fois par an, devant les actionnaires où le conseil d'administration soumet une proposition de montant des dividendes. Ils décident ensuite de leur montant lors d'un vote, ainsi que de la date de versement. La distribution des dividendes par les actionnaires se déroule dans la majorité des cas lorsque le résultat des comptes d'une entreprise est positif. Une société dont les finances sont saines rassure donc les actionnaires, qui peuvent se permettre de voter en faveur de l'obtention des dividendes.

Parfois, les actionnaires décident tout de même de se verser des dividendes alors que les bénéfices d'une entreprise ne sont pas satisfaisants. Dans ce cas précis, les investisseurs sont obligés de puiser des liquidités dans les réserves de fonds de la société. Mais cette opération peut sembler risquée car cela pourrait atténuer la propension d'une entreprise à financer son développement dans les années à venir. Par ailleurs, les actionnaires peuvent tirer profit de l'achat d'actions sans passer par la case dividendes. C'est simple : en cas de valorisation d'une entreprise, lorsque sa valeur financière croît, l'actionnaire peut vendre son action à un cours plus élevé que lors de son achat.

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Les dividendes sont-ils imposables ?

Avant de réfléchir à la répartition des dividendes aux actionnaires, les compagnies doivent payer l'impôt sur les sociétés, « prélevé sur les bénéfices réalisés au cours d'un exercice annuel par les entreprises exploitées en France. ». Ensuite, les dividendes sont effectivement soumis à l'imposition. Le contribuable a alors deux choix pour s'acquitter de l'impôt sur les dividendes. En janvier 2018, le législateur a mis en place le prélèvement forfaitaire à usage unique, ou PFU. L'introduction de ce nouveau régime lié aux dividendes a pour but de simplifier la procédure fiscale. Il cherche en effet à appliquer aux dividendes un taux unique, à savoir une imposition composée d'un impôt sur le revenu à hauteur de 12,8 %, plus 17,20 % de prélèvements sociaux, soit une prise en compte de 30 % au total.

Deuxième possibilité pour payer l'impôt sur les dividendes : le barème progressif. Celui-ci propose un abattement de 40 % qui concerne la somme des dividendes bruts. Et donc, l'actionnaire n'est imposable que sur 60 % du montant des dividendes. Reste alors pour l'actionnaire le choix de décider entre le prélèvement forfaitaire à usage unique ou le barème progressif, en fonction de la fiscalité qui lui sera le plus favorable. De manière générale, une entreprise avec une politique de dividendes généreuse peut attirer de nombreux actionnaires. Pour autant, les liquidités transformées en dividendes représentent un manque d'investissement pour une entreprise. Ce qui pourrait malheureusement ralentir sa croissance.

 

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Publication originale le 21 juillet 2022, mise à jour le 21 juillet 2022

Sujet(s):

Entrepreneuriat