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Depuis sa naissance dans les années 1990, le domaine du développement web a connu de nombreux changements. En pleine croissance, le métier de développeur web full stack, ou spécialisé comme un développeur front-end ou back-end, est également influencé par les exigences de plus en plus spécifiques des internautes.

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Heureusement, les outils sont aussi de plus en plus nombreux et permettent de créer des sites interactifs et sur mesure, qui répondent de manière pertinente à la demande des utilisateurs.  

 

Quelles sont les 3 catégories de développement web ?

  1. Le développement front-end
  2. Le développement back-end
  3. Le développement full stack

 

1 - Le développement front-end

Le développement front-end est également appelé développement web côté client, où le client désigne le navigateur, et développement web frontal. Le développement front-end consiste à programmer tout ce que l'internaute peut voir et faire à l'écran. Quand un internaute lit un article de blog, parfaitement structuré et mis en forme, puis visionne une vidéo qu'il peut mettre en pause à son gré, c'est grâce au travail de développement front-end.

Le développement front-end utilise trois langages informatiques :

  • Le langage de balisage HTML : le code HTML décrit la structure et le contenu d'une page web. C'est avec HTML que le développeur web front-end indique au navigateur comment afficher les éléments de la page : sous forme de titres, de paragraphes, de listes ou encore de liens de redirection. Le développeur écrit le texte entre les balises HTML.
  • Le langage CSS : le code CSS décrit la mise en forme de la page web. Polices d'écriture, couleurs du texte, disposition des éléments ou encore taille des images : le design de la page est géré avec CSS, qui joue en quelque sorte un rôle esthétique en développement web.
  • Le langage de programmation JavaScript : le code JavaScript permet d'ajouter et de contrôler des éléments dynamiques et interactifs sur une page ou une application web. Quand un internaute agrandit un plan, fait défiler un diaporama de photos ou remplit un formulaire, c'est grâce à JavaScript.

Pour faire du développement web front-end, il faut maîtriser ces langages. Pour faciliter et accélérer le travail de codage, il est également important de maîtriser l'usage des bibliothèques et des frameworks JavaScript. Ce sont des morceaux de code pré-écrit et personnalisable.

Concrètement, le développement front-end consiste à rédiger du code dans un éditeur de texte, enregistrer le fichier et le stocker sur un serveur. Quand un internaute renseigne l'URL spécifiée dans le fichier, le site ou l'application web apparaît, fonctionnel, à l'écran. Dans un enjeu central d'accessibilité, le développeur front-end veille à ce que le résultat s'affiche de manière identique sur tous types d'écran, et puisse être consulté par tous les utilisateurs du web.

 

2 - Le développement back-end

Le développement back-end est également appelé développement web côté serveur. Cette activité consiste à programmer l'ensemble des éléments d'un site ou d'une application web qui sont invisibles de l'utilisateur. Quand un internaute remplit un formulaire sur un site web, par exemple, c'est le back-end qui gère les données renseignées, selon les instructions programmées par le développeur web.

Différents langages informatiques permettent de faire du développement back-end :

  • PHP, le langage de programmation côté serveur largement majoritaire pour développer des sites web.
  • JavaScript, dans l'environnement Node.js.
  • Python, notamment via le framework Django.

La différence entre développement back-end et développement front-end s'observe au niveau du destinataire du code : le développeur back-end adresse ses instructions au serveur alors que le développeur front-end s'adresse au navigateur. En développement web, le back-end gère les bases de données, les API et la sécurité, pour assurer le fonctionnement technique du site ou de l'application web. Le front-end gère son apparence visuelle et ses fonctionnalités utilisateur.

 

3 - Le développement full stack

Le développement full stack combine développement front-end et développement back-end. Cette catégorie de développement web consiste à programmer un site ou une application de bout en bout, en utilisant les langages informatiques côté client et côté serveur. Le développeur full stack est polyvalent, et généraliste.

 

1 - La planification du projet et la mise en place du cahier des charges

La planification d'un projet de développement web consiste à construire un plan de site. Celui-ci détermine la vision du site, utile à tous les développeurs qui seront amenés à intervenir sur le projet. Généralement appelé wireframe, le plan de site peut être schématisé sur un tableau, à la main, ou réalisé à partir d'outils tels que Invision.

Concrètement, le plan de site concentre toutes les attentes du commanditaire du site web ou de l'application mobile. Il matérialise le résultat final attendu, et se veut donc extrêmement utile pour les développeurs.

Voici quelques questions à se poser au moment de créer un plan de site, pour aider à formuler les besoins et les attentes :

  • Quelles pages faut-il créer sur le site (rubriques, thématiques à traiter…) ?
  • Quels contenus devront être produits pour ces pages ?
  • Faut-il créer des catégories pour regrouper les pages ?
  • Comment s'articulent les différentes pages du site web ?
  • Existe-t-il une hiérarchie entre les niveaux de pages ?

Si le plan de site ou wireframe n'est pas un document officiel, le cahier des charges tient quant à lui ce rôle essentiel. Il formalise les objectifs à atteindre à l'issue du projet tout en intégrant les contraintes techniques, esthétiques et fonctionnelles.

Le cahier des charges permet de définir différentes problématiques et de commencer à y répondre. Si le projet de développement du site ou de l'application est confié à une agence web, le cahier des charges permet d'en mettre plusieurs en concurrence sur une demande exactement identique.

Plusieurs informations sont intégrées dans le cahier des charges. Tout d'abord, il faut parler de l'entreprise : ses produits ou services, la nature de son activité. Ce sont des données importantes pour le futur prestataire. Il faut aussi préciser s'il s'agit d'une refonte ou d'une création. Le cahier des charges indique en outre le type de site web souhaité : un site vitrine, une boutique e-commerce, un blog ou encore un site institutionnel. Enfin, il est essentiel de fournir tous les éléments liés à l'identité visuelle de la marque : logo, charte graphique, polices d'écriture. Les contenus à intégrer sur le site web sont fournis ultérieurement : textes, photos, vidéos et illustrations.

 

2 - La conception de l'arborescence et des zonings

L'arborescence du futur site web est conçue à partir du plan de site. L'arborescence est tout simplement un schéma qui représente visuellement les articulations entre les différentes pages du site web ou de l'application.

La page d'accueil se situe tout en haut, et les pages qui se situent en dessous découlent les unes des autres. Lors d'une refonte, l'arborescence est très pratique pour mettre en lumière des inégalités dans la répartition des pages. Il s'agit alors de confronter l'arborescence actuelle à une nouvelle, qui intègre ou supprime des niveaux de pages.

L'arborescence est l'un des outils essentiels de tout projet de développement web. Les développeurs doivent pouvoir s'y référer pendant la phase de codage pour avoir une vue rapide sur la hiérarchisation des pages. Ils commencent d'ailleurs généralement par développer la page d'accueil, puis les pages de niveau supérieur, pour aller de plus en plus en profondeur dans le site.

Les zonings viennent compléter la conception visuelle de l'organisation fonctionnelle du site. Il s'agit de schémas dont le but est de rendre compte du positionnement des blocs d'éléments (textes, bouton, menu, logo). À ce stade, aucune couleur ni élément graphique ne sont intégrés.

Réaliser des zonings permet de gagner un temps considérable en phase de développement. Les zonings définissent en effet l'aspect fonctionnel du site web sans prendre en compte son aspect graphique. La priorité est mise sur l'ergonomie, axe essentiel de la future expérience utilisateur. Il est alors possible de commencer à coder le site en HTML avant que les choix graphiques ne soient validés.

 

3 - La création des maquettes graphiques

Les maquettes graphiques sont créées dans la continuité des maquettes fonctionnelles (zonings et wireframes). Elles intègrent les aspects graphiques : polices de caractères, couleurs, arrondis, effets visuels, etc. En somme, elles concrétisent le travail des UX designers sur la future interface.

Pour les développeurs, coder la maquette graphique à l'identique est rarement possible. Leur métier exige de prendre en compte la variabilité des écrans, et donc des rendus. Pour être exploitables, les maquettes graphiques doivent être réalisées sur un logiciel d'édition graphique comme Photoshop, ou bien à partir d'une portion de code simple en HTML et CSS.

 

4 - Le développement des pages

Le développement des pages consiste à créer chaque page web telle qu'elle doit s'afficher à l'écran du navigateur de l'internaute. Il s'agit de rédiger du code à partir des différents langages de programmation front-end.

Les développeurs web ont quasiment toujours recours à 3 langages : HTML, CSS et Javascript. Ce sont les langages de développement front-end de base, qui permettent de structurer les pages, puis de leur ajouter des éléments graphiques et un niveau d'interactivité basique.

 

5 - La configuration de l'hébergement

Le développement front-end, même s'il concerne tout ce qui est vu par les utilisateurs, ne représente pas tout le travail de développement web. La conception back-end est tout aussi importante pour garantir le bon fonctionnement du site. Le back-end comprend les serveurs ainsi que les bases de données. Chaque serveur représente un intermédiaire entre une base de données et le navigateur sur lequel l'internaute se connecte pour accéder au site web.

Lors de la création d'un site web, le développeur web est chargé de configurer son hébergement. Cela consiste à intervenir sur l'infrastructure du site et à déterminer qui sera l'hébergeur du site. Il a la possibilité de choisir un hébergeur web dont l'offre consiste à vendre des espaces de stockage pour sites web (le serveur est alors distant), ou d'héberger lui-même le site, s'il dispose d'un serveur local. Les services d'hébergement proposent généralement d'acheter un nom de domaine pour le site web.

 

6 - La mise en ligne

La phase de mise en ligne débute lorsque toutes les étapes de développement back-end et front-end sont validées. La mise en ligne du site nécessite la réservation préalable d'un nom de domaine, et la souscription d'un forfait d'hébergement adapté au site web. Il faut en outre un logiciel pour basculer les données du site web depuis l'espace de stockage local jusqu'au serveur distant sélectionné.

Bien entendu, la mise en ligne intervient après que l'ensemble des pages d'un site web ont été testées. Cette phase est appelée « recettage ». Dès que le site est prêt à rencontrer son audience, le site est partagé via une URL ou les réseaux sociaux. Pour lui assurer une bonne visibilité, travailler sur la stratégie SEO est primordial. Avoir un site bien construit ne suffit pas, il faut faire en sorte que celui-ci soit vu.

 

7 - L'optimisation SEO

Réaliser un travail de référencement naturel est une condition essentielle pour rendre un site visible et accessible. L'avantage de l'optimisation SEO d'un nouveau site web, c'est que la marge de manœuvre est bien plus importante que sur un site qui a déjà vécu, et sur lequel il faut corriger des erreurs.

Pour maximiser les chances de voir les pages web se positionner en haut des résultats des moteurs de recherche, il est important de se concentrer sur la valeur des contenus. Cela passe par une recherche de mots-clés. L'objectif : détenir une liste exhaustive des mots-clés et requêtes qui devront être intégrés dans les textes. Les mots-clés doivent être liés de près à l'offre de service ou de produits commercialisée par l'entreprise.

Un bon référencement naturel passe également par une stratégie de liens efficace : les liens internes (maillage interne) et externes (partenariats avec des sites de haute autorité) améliorent le SEO. Renseigner les balises de métadonnées, ainsi que les balises des images, contribue aussi au bon référencement des pages web.

 

8 - La maintenance du site

La mission d'un développeur web ne s'arrête pas à la mise en ligne du site. D'ailleurs, c'est lorsqu'un site web entre en communication avec l'extérieur que les obstacles rencontrés peuvent devenir plus difficiles à traiter. C'est pour cette raison que, le cas échéant, il est indispensable de souscrire un contrat de maintenance avec l'agence en charge du développement web.

Réaliser des opérations de maintenance tout au long du cycle de vie d'un site est indispensable, pour une raison simple : un outil web est amené à évoluer, qu'il s'agisse de le migrer d'un hébergement à un autre, de changer le thème ou encore de faire le tri entre les fonctionnalités ajoutées depuis sa création.

La maintenance permet donc de garantir la stabilité d'un site web, et d'éviter qu'il ne devienne obsolète. Elle fait partie intégrante du métier de développeur web.

 

Les métiers du développement web

Le domaine du développement web fait appel à plusieurs métiers, qui interviennent aux différentes étapes de la conception du site web ou de l'application. Chacun d'entre eux requiert de solides compétences techniques, et des connaissances avancées en langages web, pour être capable de répondre à un besoin client précis.

 

Développeur web

Le développeur web est responsable de la conception et du développement de sites web ainsi que de leurs fonctionnalités. Il maîtrise les principaux langages de programmation, et peut également se spécialiser dans un langage en particulier pour répondre à des demandes clients spécifiques. Le développeur web doit aussi prendre en compte les contraintes du web, et l'ensemble des règles liées à l'expérience utilisateur et à l'ergonomie.

C'est un poste qui demande de prendre en charge l'ensemble d'un projet web, depuis l'estimation de la faisabilité technique jusqu'à la livraison au client, tout en respectant un cahier des charges technique et fonctionnel.

Pour s'adapter aux tendances actuelles et aux nouvelles demandes des utilisateurs, le développeur web est de plus en plus amené à posséder des connaissances sur les frameworks et les CMS, en parallèle de ses savoirs techniques en langages web.

Selon les données collectées par une plateforme de recrutement notoire, le salaire moyen du développeur web débutant s'élève à 2 500 € par mois.

 

Développeur d'applications mobiles

Le développement d'applications mobiles est a priori une activité distincte du développement web. Avec l'évolution des usages, cependant, le développement mobile s'est intégré dans les métiers du développement web. Les entreprises en effet couplent généralement leur site web à une application mobile : le développement est géré dans son intégralité par un prestataire unique, dans un objectif de cohérence et de rapidité d'exécution.

Les tâches courantes du développeur mobile consistent à concevoir des applications pour les supports mobiles, c'est-à-dire les téléphones portables et tablettes. Il doit, pour cela, prendre en compte les spécificités des différents systèmes d'exploitation mobiles : Android et iOS.

Le développeur d'applications mobiles peut aussi travailler sur des missions d'adaptation de sites web en applications mobiles ou d'optimisation d'applications existantes. Ce métier demande une grande polyvalence ainsi que d'importantes compétences techniques.

Le salaire moyen d'un développeur mobile débutant avoisine 3 000 € par mois.

 

Webmaster

Le rôle du webmaster est polyvalent. Il conçoit, développe et anime un site internet. À partir des contraintes définies dans le cahier des charges, il est en charge de l'animation éditoriale du site, via les réseaux sociaux ou le référencement naturel.

Un bon webmaster est à la fois un profil technique et stratège. Il connaît sur le bout des doigts les bonnes pratiques du web et des outils numériques, il dispose d'un esprit créatif, il sait gérer un projet de A à Z et mobiliser une équipe vers la réussite. La veille informationnelle et technologique fait partie de ses missions quotidiennes.

Le salaire moyen d'un webmaster débutant atteint environ 2 200 € par mois.

 

Chef de projet technique

Le chef de projet technique est un technicien expert, chargé de suivre l'évolution technique d'un projet web jusqu'à sa livraison. Ses fonctions vont de l'étude de la faisabilité technique d'un projet à la réalisation du cahier des charges, en passant par la constitution d'une équipe projet.

Le chef de projet technique doit pouvoir se reposer sur une bonne connaissance des dispositifs techniques. Il doit aussi être force de proposition et faire preuve d'arbitrage lorsque cela est nécessaire.

À l'affût de l'actualité des technologies et des dispositifs, il est en veille constante sur l'évolution des pratiques et des usages du web. Enfin, son esprit de synthèse lui permet de communiquer facilement avec les clients sur l'avancement des projets. Il est l'interlocuteur des clients, et le responsable du projet web.

Le chef de projet web peut prétendre à un salaire mensuel à partir de 3 200 €.

 

Comment devenir développeur web ?

Le métier de développeur web est très recherché. En conséquence, il existe de plus en plus de formations pour devenir développeur web. Ces formations sont spécialisées en informatique. Elles sont délivrées par des écoles privées, des instituts universitaires technologiques, des centres de formation professionnelle ou encore des établissements d'enseignement à distance. Les formations en développement web permettent d'obtenir des diplômes de types DUT et BTS, et des masters.

L'expérience est également très valorisée par les recruteurs : certains n'exigent pas de diplôme supérieur au baccalauréat, le niveau d'expérience prime. Les candidats, en tout état de cause, doivent avoir une forte appétence pour les nouvelles technologies du digital, de manière à se tenir toujours au fait des évolutions. Pour devenir développeur web, il faut a minima maîtriser les langages de programmation nécessaires eu égard à sa spécialisation. Savoir coder en HTML, CSS, JavaScript est indispensable pour prétendre à un poste de développeur web front-end.

 

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Quels sont les termes importants à connaître en développement web ?

  • Le site web centralise un ensemble de pages web reliées entre elles. Il est accessible depuis internet.
  • L'adresse IP (Internet Protocol Address) est le numéro qui identifie de façon unique chaque équipement dans un réseau interne ou externe.
  • Le protocole HTTP (Hypertext Transfer Protocol) assure la communication entre un navigateur et un serveur sur le World Wide Web.
  • Le code est le texte qui détaille les instructions d'un programme informatique, d'un logiciel ou d'une page web, dans un langage de programmation.
  • Les langages de programmation sont des langages qui permettent de décrire l'ensemble des actions qu'un ordinateur devra exécuter.
  • Le développement front-end est la conception par un développeur dédié, ou un développeur full stack, de l'interface graphique sur laquelle interagit l'utilisateur.
  • Le développement back end consiste à mettre en place tout ce qui permet au site de fonctionner. De fait, le travail d'un développeur back-end s'articule autour de 3 axes : le serveur, la base de données, le site en lui-même.
  • Le CMS (Content Management System) est un logiciel de gestion dont le but est de créer et mettre à jour facilement un site web.

 

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Publication originale le 4 septembre 2023, mise à jour le 11 décembre 2023

Sujet(s):

Développement web