Impliquer davantage les collaborateurs dans les décisions prises au sein de l'entreprise : voici l'essence même du management participatif. En rupture totale avec le style directif, cette méthode collaborative met l'accent sur l'humain et le relationnel. L'intelligence collective est l'un de ses piliers. Avec ce type de management centré sur les salariés et sur le partage et l'échange, l'adage « seul, on va vite, ensemble, on va plus loin » prend tout son sens.

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Quels sont les principes du management participatif ?

Alors qu'un manager directif donne des instructions et impose ses solutions, le management participatif se base, à l'inverse, sur un fonctionnement collaboratif. Il sonne le glas de la hiérarchie verticale, pour mettre en place un système plus horizontal.

 

Mobiliser

Le management participatif se distingue par une particularité : tout le personnel, peu importe sa fonction dans l'entreprise, peut prendre part au processus de décision. Cette façon de travailler fait tomber les barrières hiérarchiques, pour atteindre ensemble les objectifs. Les collaborateurs sont fédérés autour d'un projet commun.

En mobilisant l'équipe, les managers découvrent souvent des pistes auxquelles ils n'auraient jamais pensé. C'est tout l'intérêt de ce type de gestion : imaginer collectivement des solutions, en s'appuyant sur la diversité des expériences, des compétences et des visions.

 

Déléguer et impliquer

Être capable de déléguer est aussi un point phare du management participatif. Cependant, il ne repose pas à 100 % sur ce principe : il s'agirait dans ce cas d'un style délégatif. Déléguer certaines tâches est l'occasion de témoigner de la confiance accordée aux collaborateurs. Cette partie est également importante pour dégager du temps au manager, qu'il ou elle pourra mettre à profit pour échanger avec l'équipe et pour renforcer les liens.

Plutôt que d'imposer une feuille de route déjà toute tracée, le management participatif permet d'établir le plan d'action de manière collective. Face à un problème à régler ou un défi à relever, l'équipe se réunit et chaque collaborateur peut apporter ses idées et ses solutions. Le manager se place alors au même niveau que les autres salariés. Ces derniers peuvent choisir en toute autonomie leur mode de fonctionnement : l'opportunité, à la fois, de les responsabiliser et de leur donner de la liberté.

 

Échanger

La communication est le moteur du management participatif. Le manager organise régulièrement des temps d'échange et de rencontre, afin de recueillir les ressentis et les idées de chacun. Lors des réunions, il ou elle s'efface pour laisser d'autres collaborateurs animer le débat. Pour renforcer la démarche participative, plusieurs outils peuvent être déployés au sein de l'équipe :

  • Le CRM de HubSpot, qui permet de gérer depuis une interface commune les tâches et projets à attribuer à l'équipe.
  • Trello, pour piloter des projets collectifs en ligne en créant des tableaux de bord.
  • Slack, un outil incontournable pour faciliter la communication au sein de l'entreprise, avec la création de canaux.
  • Google Drive, qui est une référence pour stocker, partager et éditer des fichiers en ligne.

 

Motiver

Les managers qui adoptent une démarche participative doivent être au plus près des collaborateurs pour les aider à se projeter durablement. Pour que ce type de management fonctionne, il est important que chaque salarié ressente l'envie de s'engager et de se dépasser au quotidien pour son entreprise. En effet, il est possible d'imposer par l'autorité des tâches à effectuer mais il est beaucoup moins évident de pousser un employé à être créatif et à être force de proposition : la clé du management participatif réside dans la capacité à motiver les troupes.

La motivation passe aussi par les perspectives d'évolution présentées aux collaborateurs. Ces derniers seront plus enclins à s'investir et à se donner à 100 % s'ils ont un objectif de carrière bien défini. Le manager est alors présent pour les guider et leur permettre de développer leurs compétences en continu.

 

Cadrer

Instaurer un cadre reste essentiel, même lorsque le management participatif prédomine dans une entreprise : en aucun cas il ne doit rimer avec anarchie. Chaque collaborateur doit être conscient de la marge de manœuvre qu'il peut avoir mais aussi des limites. Il est important que chacun puisse trouver sa place et cela passe aussi par des règles à respecter. Si le manager est là pour encadrer, il ou elle donne cependant la possibilité aux salariés de gérer leurs conflits en autonomie. Lorsqu'une tension apparaît, plutôt que de se référer à la hiérarchie, le management participatif laisse les principaux concernés trouver une solution au problème.

 

Les qualités nécessaires pour adopter le management participatif

La mise en place d'un style participatif sollicite certaines qualités personnelles. Le manager doit être capable de lâcher prise et d'accorder sa confiance. Son relationnel sera largement mis à contribution : pas de management participatif possible sans écoute et sans empathie. La collaboration nécessite également une grande ouverture d'esprit, pour accepter des visions totalement différentes. Et lorsque les idées des salariés conduisent au succès, le manager doit s'effacer et les valoriser : une démarche qui implique de l'humilité.

A contrario, si une proposition mène à un échec, le management participatif ne prône pas le blâme mais plutôt l'échange, pour comprendre, rectifier et s'améliorer. La tolérance et la patience seront alors les meilleures armes du manager.

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Pourquoi mettre en place un management participatif ?

Changer le fonctionnement interne d'une entreprise demande du temps et de l'énergie, mais l'adoption d'un management participatif en vaut largement la peine. Elle s'inscrit à la fois dans une démarche de qualité de vie au travail et d'amélioration des performances individuelles et collectives.

 

Développer le bien-être au travail

Pour engager et fidéliser les collaborateurs, le bien-être au travail est désormais une notion essentielle. Alors que 42 % des salariés ne se sentent pas reconnus par leur direction, le management participatif permet de leur apporter cette reconnaissance, en laissant de la place à leurs idées. Le premier vecteur de qualité de vie au travail étant la force du collectif, le management collaboratif est aussi une bonne alternative pour booster le bien-être des employés.

 

Augmenter la productivité et les performances de l'entreprise

En mettant à profit l'intelligence collective, la gestion participative stimule la créativité et donc la productivité. Le fonctionnement collaboratif fait émerger des idées innovantes, rendant l'entreprise plus compétitive. Les salariés heureux sont aussi plus investis et plus productifs. Ils n'ont pas le sentiment de travailler par obligation, mais par passion et par conviction. Cela leur permet de s'impliquer davantage et de fournir un travail de plus grande qualité.

 

Améliorer les relations entre la hiérarchie et les salariés

Le dialogue est le maître-mot pour éviter les tensions entre les collaborateurs et la direction. Puisqu'il est au centre de la gestion participative, il permet ainsi d'éviter les conflits ou du moins, de les identifier rapidement pour apporter une solution. Les salariés se sentent écoutés et soutenus et savent qu'ils peuvent compter sur leur manager en cas de problème.

 

Réduire le taux de rotation

En augmentant l'implication des salariés, le management participatif permet également de développer leur loyauté et leur sentiment d'appartenance. Deux notions importantes pour leur donner envie de rester dans l'entreprise sur le long terme. Un taux de rotation trop élevé étant une menace importante au sein d'une organisation, changer la façon de manager peut être une piste intéressante pour le réduire.

 

Les limites du management participatif

Le management participatif a déjà fait ses preuves. De grandes organisations l'ont adopté, à l'instar de Dassault, qui est un véritable précurseur de la gestion participative. Le groupe Décathlon est aussi reconnu par ses salariés comme une entreprise où il fait bon travailler : le management participatif a toute sa place et les salariés bénéficient d'une grande autonomie et de responsabilités importantes. Chez le géant américain Google, la culture collaborative est également fortement présente. Les positions hiérarchiques ne comptent pas et l'organisation du travail se fait plutôt en recherchant la complémentarité des expertises. Ces exemples sont ceux de grands groupes mais cette méthode peut aussi trouver sa place dans des structures plus petites.

Comme tous les modèles, le management participatif a toutefois ses limites. Il ne pourra pas toujours faire l'unanimité au sein d'une entreprise : certains collaborateurs se sentent plus à l'aise lorsque les rapports hiérarchiques sont bien définis. Une autre faiblesse : la gestion est chronophage et ralentit les processus de décision.

Le style de management n'a pas forcément besoin d'être figé. C'est au manager d'adapter ses méthodes selon la situation. La gestion participative ne peut pas toujours s'appliquer. Face à certaines urgences, notamment, il est important que quelqu'un puisse trancher rapidement : comme le disait Clemenceau, pour prendre une décision, il faut être un nombre impair de personnes, et trois c'est déjà trop.

 

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Publication originale le 4 octobre 2021, mise à jour le 12 octobre 2021

Sujet(s):

Management