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Le management désigne l'ensemble des méthodes qui permettent de piloter l'activité des collaborateurs au sein d'une entreprise. Si les techniques peuvent varier, l'objectif reste le même : optimiser la performance et les résultats de la structure. Le management stratégique se distingue du management opérationnel. Le premier s'inscrit dans une démarche sur le long terme et concerne le plus souvent la direction générale. Son objectif est de définir l'orientation à suivre ainsi que les objectifs. Pour atteindre ces derniers, c'est là que le management opérationnel entre en jeu : il permet de mettre en place toutes les actions nécessaires.

Alors que 54 % des managers estiment qu'il est difficile de manager aujourd'hui, il est essentiel de connaître et d'adopter les bonnes pratiques, mais aussi, de choisir un style de management adapté à chaque situation et à chaque collaborateur.

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1 – Planifier les objectifs

Le manager doit définir des objectifs qualitatifs et quantitatifs pour son équipe, main dans la main avec la direction générale. Ils peuvent être individuels et/ou collectifs et permettent d'avoir une ligne directrice à suivre. Ces objectifs sont le point de départ de la stratégie commerciale qui sera ensuite déployée. Pour les atteindre, chaque collaborateur a un rôle fort à jouer. Le manager devra assurer un vrai suivi des résultats et proposer des actions d'amélioration pour redresser la barre en cas de besoin.

Les qualités requises :

  • Une vraie capacité à se projeter : le manager doit définir des objectifs à atteindre sur une année complète, mais aussi préparer une projection plus lointaine, avec idéalement un prévisionnel à 3 ou 5 ans.
  • De la précision : il est important d'être précis pour fixer les objectifs mais surtout au moment de les donner à chaque collaborateur. L'équipe doit bien comprendre ce qui est attendu d'elle, pour éviter les malentendus.
  • De l'ambition : les objectifs doivent être réalisables mais ils ne doivent pas non plus être trop simples. Les collaborateurs risquent sinon de se reposer sur leurs lauriers alors que ces objectifs sont justement présents pour les pousser à se dépasser.

 

2 – Organiser les activités

Pour atteindre les objectifs fixés, le manager coordonne ensuite les différentes activités de son équipe. Il a ainsi un rôle de chef d'orchestre. Sur tous les fronts, il organise ses propres missions et pilote aussi toutes celles de son équipe. Il répartit les tâches et en assure le suivi régulier. Dans certaines situations, il peut être amené à faire du management transversal entre les différents pôles.

Les qualités requises :

  • De l'organisation : pour coordonner les collaborateurs et pour gérer efficacement le temps, le manager doit être très bien organisé. Il doit élaborer des plannings précis et les suivre en permanence pour vérifier le bon déroulement des missions.
  • Un excellent relationnel : la communication doit être fluide dans l'équipe. C'est au manager d'instaurer de bonnes bases.  
  • Une vraie capacité à gérer le stress : face aux imprévus et aux urgences, le manager devra être capable de garder le contrôle, pour conserver sa crédibilité auprès de ses collaborateurs et pour les rassurer.

 

3 – Participer à la stratégie

Pour 40 % des managers, l'aspect stratégique est le volet le plus important de leur poste. Selon sa place dans sa hiérarchie et selon la liberté qui lui est conférée, le manager pourra s'impliquer dans la stratégie commerciale de l'entreprise et apporter ses propres idées pour développer le chiffre d'affaires. À l'écoute de ses collaborateurs, il n'hésitera pas non plus à les faire participer eux-mêmes au plan d'action et à valoriser leurs initiatives.

Les qualités requises :

  • De l'inventivité : au sein d'une entreprise, l'innovation est impulsée par les managers. Ce sont eux qui se font le relais des équipes sur le terrain et qui font bouger les lignes.
  • De l'audace : avoir des idées est la première chose importante mais il faut ensuite avoir le courage de les proposer, de les assumer et de les mettre en œuvre. Il y a parfois une certaine prise de risque.
  • Être force de proposition : pour être une vraie valeur ajoutée, le manager doit prendre des initiatives et aller plus loin que ses missions organisationnelles.

 

4 – Recruter les collaborateurs

Dans une entreprise, le manager joue un rôle important dans le processus de recrutement des collaborateurs de l'équipe. Son niveau d'intervention dépend de la taille de l'entreprise. Par exemple, dans les grands groupes, il y a souvent un pôle RH qui en gère une grande partie alors que les managers au sein des TPE ou PME peuvent être amenés à prendre en charge le recrutement de A à Z.

Les qualités requises :

  • De la curiosité : le manager devra s'intéresser aux différents profils des candidats et à leurs parcours.
  • Une vraie capacité d'improvisation : même s'il est important de préparer un entretien, le manager ne pourra jamais anticiper les réponses du candidat. Il doit donc être prêt à improviser pour rebondir.
  • De l'écoute : pour sélectionner les meilleurs candidats, le manager devra être à l'écoute de leurs envies et de leurs attentes. Il ne suffit pas de choisir une personne qui a de l'expérience et des compétences : il faut s'assurer qu'elle adhère à la vision de l'entreprise.

 

5 – Coacher, animer et diriger l'équipe

Véritable référent des collaborateurs, le manager s'engage au quotidien pour leur offrir les meilleures conditions de travail. Il négocie en permanence auprès de la direction pour leur obtenir des outils efficaces, afin d'augmenter leurs performances mais aussi leur confort. Il est au plus près de son équipe pour la motiver, la fédérer et lui donner envie d'aller plus loin à ses côtés. Si l'aspect « bien-être » des salariés est primordial, il doit aussi trancher et prendre des décisions.

Les qualités requises :

  • De l'empathie : se mettre à la place des collaborateurs est important pour bien comprendre leurs enjeux quotidiens. C'est la meilleure manière de leur fournir toutes les clés pour réussir.
  • De la diplomatie : pour éviter d'agir ou de s'exprimer sur le coup de l'émotion, le manager devra écouter d'abord ses collaborateurs et s'adapter à eux. Il est important de trouver les mots justes.
  • Du leadership : plutôt que de s'imposer par son titre officiel, le manager qui a du leadership saura fédérer son équipe.

 

6 – Accompagner la montée en compétences des collaborateurs

Pour 1 manager sur 2, l'accompagnement des collaborateurs est la motivation principale. Il s'agit en effet d'une mission enrichissante, qui permet de donner du sens à leur travail. Le management ne se résume pas à de l'organisation et à du pilotage : il y a aussi une forte dimension humaine. Le manager suit la carrière de chaque collaborateur et lui donne toutes les armes pour monter en compétences et pour évoluer.

Les qualités requises :

  • De l'ouverture d'esprit : il faut être prêt à accepter et à comprendre les aspirations de chaque collaborateur, qui ne sont pas forcément les mêmes que celles du manager.
  • De la bienveillance : le manager s'inscrit dans une démarche bienveillante et met tout en œuvre pour assurer le bien-être de chaque collaborateur sur le long terme.
  • De la disponibilité : de nombreux salariés déplorent le manque de disponibilité de leur manager. Se montrer disponible est pourtant essentiel pour favoriser la communication et pour suivre le parcours de chaque collaborateur.

 

7 – Contrôler les performances

Le manager met en place des KPI et les suit afin de vérifier les impacts des actions de l'équipe. Il peut utiliser des outils mais aussi solliciter un reporting à ses collaborateurs, en gardant à l'esprit que demander trop de comptes rendus est contre-productif. Il est aussi attendu de sa part une évaluation des activités de chaque employé, notamment via l'entretien annuel. Le manager suit la progression et les résultats de chacun et s'assure que les objectifs sont atteints. Il est important de trouver le juste milieu pour un contrôle régulier, sans être non plus invasif.

 

Les qualités requises :

  • De la rigueur : le suivi est un point important dans la mission du manager. Il doit être rigoureux pour effectuer cette tâche régulièrement et efficacement.
  • De la réactivité : lorsque le manager identifie une faille dans les performances, il met en œuvre rapidement des actions correctives.

 

 

 

 

1 – Le management participatif ou collaboratif

Le management participatif se rattache au management horizontal. Moderne, il vise à casser les barrières du management classique, en se recentrant sur l'humain. Son objectif est de mettre en place une ambiance conviviale et harmonieuse. Les différents collaborateurs travaillent main dans la main pour atteindre les objectifs et chacun d'entre eux a tout le loisir de prendre des initiatives. Le manager cherche dans ce cas à rompre la hiérarchie.

 

2 - Le management persuasif

Dans le management persuasif, il y a un aspect important lié à l'organisation mais aussi à la relation entre les collaborateurs et le manager. Ce dernier n'est pas là pour imposer ses décisions et faire sa loi : il souhaite plutôt convaincre son équipe. Cela passe par une grande communication et une véritable argumentation. Plutôt que d'être un petit chef, le manager persuasif préfère être un leader et inspirer les salariés.

 

3 – Le management délégatif

La confiance est au cœur du management délégatif. Dans ce cas, il y a un aspect humain moins présent puisque le manager s'efface. Il laisse les collaborateurs prendre les commandes. Après avoir défini les objectifs, il leur offre une grande marge de manœuvre. Ce style de management permet à chacun d'avoir une vraie liberté. Les initiatives sont les bienvenues mais le rôle de soutien est moins prononcé.

 

4 – Le management directif

Il s'agit ici d'un management vertical, qui est centré sur l'organisation et non sur l'humain. La hiérarchie est bien présente dans ce cas de figure. Le manager prend les décisions et les impose à l'équipe, sans lui donner d'explications. Il effectue ensuite un contrôle rigoureux qui laisse très peu d'autonomie aux collaborateurs. Lorsque le suivi devient excessif, il est facile de se retrouver dans une situation de micromanagement, qui est néfaste aussi bien pour les salariés que pour l'entreprise. Cependant, le management directif peut être utilisé ponctuellement, notamment lorsqu'il faut gérer une situation urgente.

 

5 – Mise en situation

Comment se caractérise chaque style de management dans une situation concrète ? Voici l'exemple d'un manager qui dirige des commerciaux. L'un d'entre eux n'a pas réalisé ses objectifs mensuels pour la troisième fois.

 

  • Le manager directif le menacera d'une sanction s'il n'atteint pas ses objectifs le mois suivant et renforcera son contrôle. Sous la pression, le collaborateur réalisera peut-être son prochain objectif mais risque de perdre sa motivation et d'avoir un très haut niveau de stress.
  • Avec le management participatif, le manager essaiera de comprendre les raisons de l'échec et de trouver avec le collaborateur des solutions pour rectifier le tir. Cette alternative est efficace pour que le salarié redevienne acteur de sa réussite mais ne fonctionne qu'avec des personnes suffisamment autonomes.
  • Le manager délégatif décidera de laisser un peu plus de temps au collaborateur pour redresser la barre. Il gardera un œil sur ses résultats et se tiendra prêt à le soutenir si la situation se reproduit. Ce type de réaction ne peut fonctionner que temporairement : le manager devra bien agir à un moment.
  • Quant au manager persuasif, il aura plutôt tendance à expliquer en détail à son commercial pourquoi il est essentiel qu'il atteigne ses objectifs. Il lui demandera quelles sont les solutions concrètes qu'il souhaite mettre en œuvre pour y parvenir. Un comportement qui permettra de le responsabiliser mais qui nécessite tout de même un suivi.

 

1 – Faire preuve d'empathie et de bienveillance

Les salariés attendent en priorité de l'empathie, de l'écoute et de l'humanité de la part de leur manager. Ces qualités de management sont importantes pour que la communication soit fluide au sein de l'équipe. Chaque collaborateur doit se sentir en confiance et à l'aise pour s'exprimer.

 

2 – Donner régulièrement un feedback à l'équipe

Sans être tout le temps sur le dos de ses collaborateurs, un manager doit tout de même donner un feed-back régulier. Ce dernier n'est pas suffisant selon 54 % des salariés. Alors, à quoi sert le feed-back ? À mettre en avant ce qui ne va pas, oui, mais pas seulement. Il permet aussi de valoriser le travail bien fait : une reconnaissance importante pour motiver les collaborateurs.

 

3 – Être exemplaire

Un manager doit montrer l'exemple. Il est capable de prendre du recul et de se remettre en question en permanence puisque c'est aussi ce qu'il demande à ses collaborateurs ! L'important est qu'il soit toujours au plus près de son équipe, notamment en assurant une forte présence terrain. Il est aussi attendu qu'il soit en phase avec les valeurs de l'entreprise : c'est lui qui les incarne auprès des salariés. Si par exemple, l'écoute et le sens du service sont un socle de la société, il n'est pas question que le manager critique ouvertement ses clients devant son équipe.

 

4 – Se montrer agile et adaptable

La force d'une équipe passe par ses collaborateurs aux profils variés et aux parcours différents, qui travaillent main dans la main au quotidien. C'est le manager qui assure le lien entre eux. Il devra ainsi être capable de s'adapter à chaque salarié, en fonction du caractère mais aussi de l'expérience et du degré d'autonomie. Agile et souple, il saura également mettre en place des nouvelles procédures pour gagner en productivité.

 

5 – Être disponible

Le manque de disponibilité du manager est pointé du doigt par 40 % des salariés. Le manager est une personne très occupée mais il doit se dégager du temps pour en accorder à ses collaborateurs. Notamment, le manager accompagnera ses équipes sur le terrain et prévoira des échanges réguliers avec eux. Pour être plus disponible, il devra déléguer des activités aux différents employés.

 

6 – Faire confiance aux collaborateurs

La confiance est le ciment d'une relation professionnelle. Et celle entre le manager et les collaborateurs est essentielle : elle permet de garantir une relation saine et respectueuse et d'assurer le bien-être des salariés. Leur faire confiance, c'est avant tout leur laisser de l'autonomie mais aussi leur déléguer des missions, sans penser que le travail sera moins bien réalisé. Le manager ne doit pas être dans le contrôle permanent : il doit lâcher du lest pour manifester sa confiance.

 

7 – Faire preuve de leadership

Le leadership correspond à l'autorité naturelle. Il s'agit de fédérer les collaborateurs sans avoir besoin de leur rappeler la hiérarchie. Plutôt que d'imposer une décision, le leadership permettra de donner envie à l'équipe de s'investir et de s'impliquer dans cette activité. C'est une vision globale, qui consiste à donner du sens aux missions de chaque salarié. Tous les managers n'ont pas forcément du leadership mais travailler sur ce point peut avoir un impact très positif.

Aujourd'hui, les managers travaillent de concert avec leurs collaborateurs. La notion d'équipe et de collectif est au cœur de leurs préoccupations. Surtout, la performance n'est plus leur seul et unique leitmotiv : ils prennent aussi très sérieux le bien-être de leurs collaborateurs. Inutile pour autant de rentrer dans des cases en se cantonnant à une méthode de gestion, au détriment des autres. La vraie force du manager, désormais, c'est d'être capable d'adopter un management situationnel. Cela revient à adapter son comportement selon la situation et le collaborateur, probablement la clé de la réussite.

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Publication originale le 26 octobre 2021, mise à jour le 30 septembre 2022

Sujet(s):

Management