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Ce guide aborde l'ensemble des éléments essentiels pour créer une start-up, de la naissance du projet à la réalisation des démarches préalables au démarrage de l'activité, en passant par l'analyse du marché, la réalisation du business plan, la recherche des financements, et le choix du bon statut juridique. Il propose aussi des outils pour faciliter le développement de l'entreprise, et des exemples concrets de réussites entrepreneuriales inspirantes.

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Start-up : secteur d'activité et business model

Cette « jeune pousse » opère généralement dans le secteur numérique, ou s'attache à accompagner la transition digitale et technologique d'une activité ancienne sur le point d'être transformée. On parle le cas échéant de fintech dans la finance, de cleantech dans l'énergie, d'edtech dans l'éducation, de medtech dans la médecine, etc.

La start-up connaît généralement une phase de recherche d'un business model viable, et n'a pas forcément encore trouvé la meilleure solution pour industrialiser son activité. Mais, en cas de succès qui passe par la conquête de son secteur suivie d'un développement à l'international, elle est susceptible d'afficher une croissance exponentielle.

En cela, la start-up va se distinguer d'une TPE ou PME opérant dans un domaine mature sans proposer d'innovation majeure, et dont la croissance sera davantage linéaire, et dépendante de la croissance globale de son secteur d'activité.

Quelques chiffres sur les start-ups en France

D'après les données recensées par Business France, la France compte au moins 10 000 start-ups désormais, tous secteurs d'activité confondus. Certaines d'entre elles ont même rejoint le club prestigieux des « licornes », c'est-à-dire les jeunes pousses dont la valorisation est supérieure à 1 milliard de dollars : BlaBlaCar, Deezer, OVH, Veepee (anciennement Vente-Privée) et Doctolib.

Par ailleurs, la France était en 2019 le second pays d'Europe en ce qui concerne le nombre d'entreprises à forte croissance dans le secteur des technologies (26 en tout), juste derrière le Royaume-Uni (29) mais largement devant l'Allemagne (16).

Elle était également le second pays européen pour le nombre de levées de fonds en 2018, avec pas moins de 645 opérations de financement. 3,6 milliards d'euros ont ainsi été levés grâce au capital-risque et aux business angels par les start-ups françaises cette année-là, plus 400 millions d'euros via le crowdfunding. L'année 2019 fut aussi marquée par plusieurs levées de fonds supérieures à 100 millions d'euros, dont celles d' Ynsect et de ManoMano.

Depuis 2017, la France bénéficie de la présence à Paris de Station F, le plus grand campus de start-ups du monde. Celui-ci accueille environ 1 000 start-ups dans ses 34 000 m² de bureaux et d'espaces de travail partagés, et abrite des dizaines de programmes d'accompagnement et d'accélération de la croissance pour start-ups.

De nombreuses autres données sur l'écosystème des start-ups en France sont accessibles dans le rapport 2019 sur l'état de la tech en France, proposé par HubSpot.

Comment créer une start-up ?

Parce que cela ne va pas toujours de soi, nombreuses sont les personnes intéressées par l'entrepreneuriat se demandant comment lancer une start-up. Cette initiative passe par plusieurs étapes clés qu'il convient d'étudier en détail.

Trouver une idée de start-up, de produit ou service

La première chose à faire pour créer sa start-up est de définir son projet, l'idée centrale sur laquelle va reposer l'aventure entrepreneuriale. Celle-ci doit être nouvelle et unique, tout en étant réaliste et atteignable. Elle doit correspondre autant que possible au savoir-faire, aux compétences, aux connaissances, ou aux qualifications du porteur de projet.

Avant de se lancer, il est toujours utile de réaliser un benchmark, une étude de marché ou étude comparative pour s'assurer de la viabilité des produits ou services envisagés, et pour mieux cibler les futurs clients particuliers ou professionnels qui seraient intéressés, et prêts à payer. Car, à terme, l'objectif reste que le projet s'avère pérenne et l'idée rentable.

Cette manière de tester le marché est utile pour pouvoir dès le départ maximiser ses chances de réussite. Tout en s'attachant à garder l'esprit ouvert, et à ne pas (trop) restreindre le champ d'action de la start-up pour favoriser le développement de son activité.

Le choix de la structure et de la forme juridique

Avant de se lancer, il convient aussi de bien se renseigner sur les différents statuts et les types de structures possibles, leurs avantages et inconvénients. Concernant les start-ups, les formes les plus courantes sont : la société anonyme (SA), la société à responsabilité limitée (SARL), et la société par actions simplifiée (SAS). Mais il en existe bien d'autres.

Le choix de la structure, de même que la rédaction des statuts qui en découle, doit se faire de façon à préserver une bonne flexibilité et adaptabilité. La vie d'une start-up est très souvent tumultueuse les premières années, avant de connaître une croissance rapide. Pouvoir se transformer ou évoluer au rythme des besoins est essentiel.

Si l'entreprise compte plusieurs fondateurs, partenaires ou associés, ou si jamais elle doit faire appel à des investisseurs extérieurs, il faut opter pour une forme juridique qui le permettra ultérieurement.

Quelles sont les démarches à effectuer ?

Pour encourager les entrepreneurs à se lancer dans cette aventure, les formalités en France en matière de création d'entreprise demeurent assez simples. Une fois le choix du statut effectué, les démarches se font aisément en ligne.

Selon les données de la Banque mondiale, il ne faut même pas 4 jours pour créer son entreprise en France, contre 20 jours en moyenne dans le monde. Toutefois, les formalités à remplir et les délais connexes peuvent varier en fonction de la forme juridique choisie et des dispositions spécifiques applicables dans certains secteurs d'activité.

Globalement, elles incluent la rédaction des statuts, leur dépôt et leur enregistrement, la déclaration des activités, la publication de la création de la start-up dans un journal d'annonces légales, et son immatriculation.

Construire son équipe de départ et son réseau

Le succès d'une start-up ne repose pas sur le seul talent de ses fondateurs, aussi brillants et visionnaires soient-ils. Elle doit disposer d'une équipe ambitieuse, polyvalente, compétente, avec des collaborateurs se complétant et capables de travailler ensemble. Chaque embauche est l'occasion d'apporter une nouvelle expertise dans le domaine requis.

Pour être opérationnelle dès ses débuts, la start-up doit être constituée de personnes qui mettront leurs connaissances et qualifications professionnelles au service de l'équipe et de l'entreprise dans son ensemble. Au cours du développement de la start-up, des renforts viendront soutenir le réseau d'experts dont elle bénéficie, en tant que salariés ou consultants ou encore prestataires. Ingénieurs, chercheurs, laborantins, spécialistes interviendront à chaque étape importante.

Accompagnement, formation : intégrer un incubateur

Devenir dirigeant d'entreprise, être un bon manager, n'est pas quelque chose d'inné. Parfois, une aide extérieure sera utile, voire indispensable pour apprendre à gérer son entreprise et à mettre en œuvre son projet.

La France offre à ce titre un environnement favorable qui met à disposition des start-uppeurs de nombreuses structures d'accompagnement et de formation, portant le nom d'incubateursou d'accélérateurs, dès la phase initiale de réflexion ou de création. Ces derniers aux premières loges du développement de la start-up vont notamment lui donner des conseils pour faire fonctionner l'entreprise et concevoir son business plan.

De l'importance d'avoir un plan de développement solide

Pas de start-up sans fonds pour financer son activité. En dehors des « entrepreneurs en série » qui peuvent réinvestir leurs gains passés dans leur nouveau projet, tout créateur d'entreprise doit recourir à l'emprunt bancaire et/ou à des investisseurs externes pour soutenir le développement de la start-up, ses investissements, ses embauches.

Pour convaincre les banques et les investisseurs d'accepter de financer le projet, il est nécessaire de disposer d'un business model pertinent différent des pratiques habituelles pour se démarquer de la concurrence tout en mettant en avant le caractère innovant attendu. Les axes de développement doivent aussi paraître suffisamment pérennes pour rassurer les partenaires financiers.

Le crowdfunding

Le financement participatif est une solution « tendance » pour financer la création de la start-up, qui peut prendre la forme d'un prêt, d'un don ou d'une participation en capital. Il suppose que la structure suscite un fort intérêt du public, et sache attirer l'attention des médias et des influenceurs sur les réseaux sociaux.

L'emprunt bancaire

Méthode traditionnelle de financement pour les entreprises, l'emprunt bancaire nécessite que les dirigeants s'engagent à titre personnel et se porter caution pour les dettes de la start-up. Le crédit professionnel est très difficile à obtenir les premiers mois, les recettes et profits faisant encore défaut.

La levée de fonds

La levée de fonds, très adaptée pour les start-ups ayant un projet prometteur consiste à convaincre des fonds d'investissement ou des business angels de participer au projet en tant que conseils et actionnaires. Les investisseurs particuliers sont souvent d'anciens chefs d'entreprise ou cadres de haut niveau.

Les aides à l'innovation

Les aides à l'innovation, ces dispositifs (publics) de financement prennent la forme d'aides ou de prise de participation visant à soutenir l'innovation des jeunes start-ups en France. L'organisme le plus connu en la matière est Bpifrance, un soutien de premier plan, au même titre que l'initiative French Tech.

Les appels à projets

certaines agences publiques de recherche, de même que des fondations d'entreprises, lancent des concours et appels à projets dans le cadre de partenariats, pour résoudre des problèmes anciens et y apporter des solutions inédites. Une manière de gagner en notoriété, en plus des gains financiers.

Adopter la bonne stratégie marketing

Pour réaliser son projet, un entrepreneur doit mettre en place une stratégie efficace en matière de communication et de marketing, pour augmenter sa visibilité auprès du public cible, et déployer son audience dans les médias et sur les réseaux sociaux.

Attirer les prospects, les transformer en clients

Cette stratégie va d'abord consister à se faire connaître dans les principaux carrefours d'audience physiques (ateliers, salons, événements d'entreprises) et bien entendu en ligne (Twitter, Facebook, LinkedIn). Un blog retraçant les étapes du lancement de la start-up est un moyen intéressant de susciter de l'engagement et de gagner en référencement naturel.

Par ailleurs, l'entreprise doit idéalement se doter de sa propre identité pour mieux se distinguer de la concurrence. En fonction des budgets à disposition, un logo d'entreprise peut être réalisé en interne, ou en faisant appel à un graphiste.

Le recours à l'inbound marketing va permettre de trier les premiers prospects parmi les visites générées sur le site de l'entreprise pour dénicher ceux ayant besoin ou étant les plus susceptibles d'être intéressés par les produits et services de la start-up. Avant de les transformer en clients à part entière via la conclusion d'une vente.

Conquérir plus de clients, segmenter les campagnes

Par la suite, la stratégie marketing va davantage s'orienter vers le soutien au lancement et à la commercialisation des produits et services, avec le double objectif d'accroître la base de clientèle et d'attirer au passage des investisseurs providentiels.Pour y parvenir, il convient de réaliser une segmentation de clientèle adaptée, avec l'aide d'un logiciel marketing efficace, comme HubSpot par exemple. La start-up peut utiliser des publicités ciblées sur les moteurs de recherche et les réseaux sociaux pour atteindre une large audience, et obtenir de la visibilité auprès d'internautes faisant une recherche précise.

Chaque start-up adapte sa stratégie en fonction de ses objectifs et moyens financiers. Pour autant, elle doit toujours veiller à ce que l'audience de ses campagnes marketing soit adaptée à ses cibles (en termes de profil, d'âge, de situation personnelle ou professionnelle…).

Améliorer et optimiser la stratégie marketing

Nouer de riches et assidues conversations avec ses clients est l'un des principaux piliers marketing pour soutenir la croissance, et déployer une logique d'amélioration continue. Cela peut se faire par des enquêtes pour mesurer la satisfaction, des discussions en ligne sur le site et les comptes sur les plateformes, ou même des rencontres physiques.

Ces retours seront également utiles pour optimiser l'ergonomie ainsi que la facilité d'usage des produits et services, et pour développer des solutions d'intégration clé en main au sein de l'écosystème ou du domicile des clients. Après tout, l'offre de la start-up vise à simplifier leur existence, et à répondre le plus finement possible à leurs besoins.

Enfin, la mise en place d'outils de mesure de la performance des campagnes marketing est indispensable pour déterminer les points forts et points faibles de la stratégie marketing de la start-up. Ainsi, les fonds pourront être alloués sur ce qui fonctionne, et permettre de corriger ce qui doit être amélioré.

Start-up : des outils pour se simplifier la vie

Pour accélérer les premiers pas et avoir la possibilité se concentrer sur le développement de la start-up et des tâches plus essentielles, il existe des solutions logicielles et des services en ligne qui facilitent le démarrage de l'activité et automatisent certains processus en matière de recrutement, de facturation, de collaboration, ou de gestion de projet.

Outils pour le recrutement des équipes

  • Comet : Solution qui permet de trouver les meilleurs freelances dans tous les domaines d'expertise, pour démarrer l'activité avant les embauches.
  • Flatchr : Logiciel tout-en-un de gestion des candidats et des recrutements pour les managers de start-ups, et plus tard les ressources humaines de l'entreprise.
  • Recrutee : Logiciel qui automatise le recrutement des équipes, pour attirer et capter les meilleurs talents et engager des experts dans les postes ouverts.

Outils de collaboration et de communication

  • Slack : Plateforme qui réunit en un seul endroit la communication et la collaboration de l'entreprise, pour une meilleure productivité des équipes de travail.
  • G Suite : Suite intégrée incluant toutes les applications de productivité/collaboration de Google, avec stockage et sécurisation des documents sur le cloud.
  • Evernote : Service de collaboration pour les équipes qui travaillent à distance avec des fonctionnalités pour rassembler les notes, projets et idées.
  • Dropbox : Solution de communication avec des espaces dédiés aux projets collaboratifs pour gagner en efficacité et partager tout type d'informations.

Outils pour faire de l'e-mailing

  • Mailchimp : Logiciel d'e-mailing pour l'envoi de campagnes marketing et de lettres d'informations aux clients, qui permet d'automatiser la gestion des courriels.
  • Sendinblue : Solution d'e-mail marketing et de SMS conçue pour envoyer et gérer un vaste volume de messages vers les prospects ou les clients.
  • Mailjet : Plateforme française tout-en-un pour la création, l'envoi et le suivi de SMS, ainsi que d'e-mails transactionnels ou marketing.

Outils de gestion de projet

  • Teamleader : Service de gestion de projet et de gestion des clients, qui peut servir aussi à l'établissement des factures, très orienté vers les PME et les start-ups.
  • Asana : Outil de gestion de tâches et de projets pour organiser et connecter ses équipes, pour suivre aisément leur travail et optimiser la productivité.
  • Trello : Solution de gestion de projet à travers des tableaux, des listes et des cartes qui peuvent être définis par importance ou ordre de priorité selon les besoins.
  • Wrike : Logiciel de gestion de projet et de travail collaboratif en ligne qui améliore la visibilité des managers, et offre un contrôle complet des tâches en cours.

Outils pour la facturation, la comptabilité

  • Zervant : Outil gratuit de facturation en ligne pour les entrepreneurs. Simple d'utilisation, il permet d'être efficace rapidement.
  • Quickbooks : Logiciel de comptabilité et de facturation orienté vers les freelances, les TPE et les PME qui offre une bonne gestion comptable et commerciale.
  • Fred de la compta : Service de mise en relation gratuit qui permet aux start-ups de trouver un expert-comptable fiable en seulement quelques clics.

Outils pour les réseaux sociaux, la relation presse

  • Babbler : Service qui simplifie grandement les processus de relation presse pour les start-ups qui cherchent à se faire connaître et à intégrer le monde médiatique.
  • Hootsuite : Outil en ligne sous la forme d'un tableau de bord où l'on peut chercher, programmer et gérer les messages diffusés sur les réseaux sociaux.
  • Agorapulse : Logiciel français de gestion des médias sociaux pour piloter sa réputation en ligne, ses conversations avec les clients, et ses publications.

6 exemples de start-up

Pour garantir le succès et le développement de leur start-up, les entrepreneurs se doivent de trouver un business plan, un modèle économique aussi innovant que pérenne. Voici quelques exemples de start-ups françaises dont il est possible de s'inspirer.

Blade - Dématérialisation des ordinateurs

Fondée en 2015, cette société de cloud computing fait bénéficier les fans de gaming de performances exceptionnelles, même sur un vieux PC ou téléviseur, sous la forme d'un abonnement mensuel. Elle met à disposition de 70 000 utilisateurs (en Europe et en Amérique du Nord) l'équivalent d'un ordinateur dernier cri, accessible à distance via la connexion internet, stocké dans un centre de données.

Ornikar - Le permis à bas prix pour les jeunes

Le coût du permis de conduire est difficile à assumer, voire parfois prohibitif, pour les jeunes conducteurs. Cette start-up propose des outils en ligne pour étudier le code de la route et l'accès à des moniteurs en statut autoentrepreneur pour les leçons. Une stratégie permettant de réduire d'un tiers le prix final à assumer. En l'espace de quelques années, elle a conquis plus de 20 % du marché du permis de conduire en France.

Lydia - Le paiement sur mobile universel

Cette fintech française propose des solutions de paiement mobile et de cagnotte ou remboursement par smartphone. Elle se distingue par son universalité, avec une carte virtuelle compatible avec les autres services existants (Apple Pay, Google Pay et Samsung Pay), et utilisable sur les sites de commerce en ligne. Depuis peu, elle est partie à la conquête des grands marchés européens.

Swile - Du ticket-restaurant à la vie de l'équipe

Auparavant nommée Lunchr, cette start-up est née à Montpellier, avec pour première mission de dématérialiser le marché autrefois fermé des titres-restaurant. Présente dans 7 500 entreprises, elle se diversifie aujourd'hui dans d'autres domaines avec des outils de partage d'additions, de création d'événements d'entreprises et de cagnottes en ligne. Le tout lancé en même temps que son internationalisation.

Meero - Simplifier l'accès aux photographes

Ce service de mise en relation entre entreprises et photographes professionnels propose un ensemble de solutions : outil de gestion de l'activité, mise en place de missions, photos et vidéos à prix attractifs en un temps record, service de retouche automatique à base d'IA. Elle s'est implantée très rapidement dans une centaine de pays, et compte plus de 50 000 photographes indépendants.

Chez Nestor - Fluidifier l'accès au logement

Plateforme de coliving, cette start-up en forte croissance transforme le secteur de la colocation pour permettre aux étudiants et aux jeunes actifs de se loger facilement dans les grandes villes, en fournissant des logements meublés et tous les services nécessaires à leur vie quotidienne. Elle se revendique leader de la « colocation prête à vivre » en France, avec déjà près d'un millier de chambres réservables en ligne.

 

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Publication originale le 26 juin 2020, mise à jour le 03 juillet 2020

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