Quels sont l'impact et les conséquences de la recherche vocale sur le SEO ?

Using_Voice_Search-2.jpg

Selon le rapport State of Inbound 2016, de nombreux marketeurs font du SEO leur priorité numéro 1. C'est une bonne chose, certes, mais pensent-ils à intégrer la recherche vocale dans leur stratégie et comment le font-ils ?

Téléchargez ici notre guide pour perfectionner votre SEO et améliorer votre  référencement

Si le procédé gagne effectivement en popularité, Bing déclare que la recherche vocale représente 25 % du nombre total des recherches effectuées sur son moteur de recherche, bien que cette technologie soit toujours en cours de développement. Cela ne signifie pas pour autant qu'il faille y prêter moins d'attention.

Les utilisateurs se servent de la recherche vocale de diverses façons et, par conséquent, leur mode de recherche évolue. La question se pose alors de savoir comment les marketeurs doivent l'envisager, en particulier dans un contexte où les données analytiques sont encore rares.

Voyons donc où en est la recherche vocale aujourd'hui et comment nous en sommes arrivés là :

Bref rappel consacré à la recherche vocale

écoute-en-cours-google-mobile

La recherche vocale telle que nous la connaissons aujourd'hui remonte au début des années 2000, lorsque Google commence à s'intéresser à la façon dont la reconnaissance vocale pourrait s'appliquer à ses produits.

L'entreprise dépose une demande de brevet en 2001 pour une « interface vocale pour un moteur de recherche » et lance, en 2004, ce que le New York Times qualifie alors « d'expérience inachevée ». Il s'agit en effet d'un des tous premiers essais en matière de recherche vocale : l'utilisateur doit composer un numéro de téléphone fourni par Google, poser sa question puis ouvrir son navigateur pour découvrir les résultats. Cela semble un peu compliqué, n'est-ce pas ?

Depuis, la technologie a heureusement bien évolué et a subi de nombreuses modifications pour aboutir à ce qu'est aujourd'hui « Ok Google ». Cette technologie était aussi celle sur laquelle reposait Siri, l'application de recherche vocale d'Apple. En 2013, le moteur de recherche par défaut de Siri devint Bing

Bien que Siri soit fortement associée à l'iOS, le système d'exploitation d'Apple, c'est en réalité une application indépendante développée par une start-up éponyme. Apple a fini par l'acquérir et c'est en 2011 que la technologie est intégrée à l'iPhone 4s.

Un changement de taille survient en 2013 lorsqu'Apple commence à utiliser la technologie de Bing, le moteur de recherche de Microsoft, pour développer Siri. Cette association préfigure l'avènement de Cortana, l'assistante vocale de Microsoft, en 2014. 

Cortana est largement commercialisé comme une plateforme d'assistance virtuelle fournissant un service complet, ce qui, pour certains, le différencie de ses concurrents sur le marché de la reconnaissance vocale.

Notons que Bing fournit également des résultats aux recherches effectuées via Alexa Voice Service, l'assistant personnel intelligent d'Amazon. 

Aujourd'hui, ce marché compte quatre acteurs principaux :

Capture_recherche_assistance_vocale1.jpg

Les prémices de la recherche vocale : tout ce qu'il faut savoir 

Les changements opérés au fil du temps

La technologie de la reconnaissance vocale s'améliore avec le temps, comme en témoigne le récit de la première version de la recherche vocale de Google. Des améliorations sont opérées et le concept gagne peu à peu en popularité. 

Les recherches vocales de Google ont augmenté de 3 400 % depuis 2008 et, pour les utilisateurs actuels, la possibilité d'obtenir un résultat plus rapide est la deuxième source de motivation les incitant à avoir recours à ce type de recherche.

Ces statistiques montrent comment la recherche vocale change la façon dont les utilisateurs trouvent les informations qu'ils recherchent. L'un de ses principaux attraits est la possibilité d'obtenir une réponse immédiate sans avoir à effectuer un trop grand nombre de recherches. Victor Pan, SEO Manager à HubSpot, confirme cette tendance, notant que « l'intention est plus élevée » derrière les recherches vocales que derrière les recherches traditionnelles.

Les recherches vocales s'inscrivent en effet dans un contexte d'action que les utilisateurs veulent rapide, comme par exemple trouver une tenue adaptée au temps qu'il fait, se rendre quelque part ou trouver comment nettoyer une tache sur un pantalon blanc.

Par chance, l'application Hound s'est penchée sur le sujet et analyse le comportement des utilisateurs. Les recherches vocales peuvent être catégorisées de la façon suivante :

  • Assistant personnel : notifications de rappel, shopping et listes de tâches
  • Divertissement : recherche et lecture de musique et de vidéos, interactions sur les réseaux sociaux, sports et programmes télévisés
  • Informations générales : recherches diverses sur le web   (recettes, actualités, services bancaires, voyages, etc.)
  • Informations locales : listes d'entreprises et commerces locaux (restaurants, magasins…), livraison de nourriture, météo et circulation

C'est cette dernière catégorie, sur les informations locales, qui a indubitablement préparé le terrain pour le développement de la recherche vocale telle qu'elle avait été pensée à l'origine. C'est sans doute celle dont les ramifications sont les plus importantes en matière de SEO.

Quelles conséquences pour les marketeurs ?

Selon Matthew Barby, responsable croissance et SEO à HubSpot, « à l'heure actuelle, il n'existe pas vraiment de moyen d'optimiser ni d'être référencé pour la recherche vocale ».

Les seules exceptions à cette règle sont les entreprises qui offrent des services localisés. Découvrir ce qui se trouve à proximité d'eux est l'une des principales raisons pour lesquelles les utilisateurs ont recours à la recherche vocale et c'est également ce qui explique en quoi elle diffère des recherches traditionnelles. Lorsque vous utilisez la recherche vocale, vous formulez par exemple des requêtes comme, « Quel est le meilleur restaurant de sushis à Paris ? », ce qui contraste avec une recherche classique que vous exprimeriez plutôt comme ceci, « meilleur resto sushi Paris ».

Ceci représente une opportunité pour les entreprises locales d'optimiser leur contenu web pour la recherche vocale. Comme nous l'évoquions précédemment, il n'y a pas nécessairement de rapport entre ce type d'optimisation et le SEO. En revanche, la corrélation entre l'optimisation pour la recherche vocale et la façon dont les entreprises commercialisent leurs produits ou services est bien tangible.

Les sites agrégateurs d'entreprises sont liés à différentes plateformes de recherche vocale. Par exemple, pour les recherches locales, l'enceinte intelligente Amazon Echo utilise les données de Yelp. Il est donc important, comme l'écrit Wesley Young sur le blog Search Engine Land, que les entreprises veillent à ce que leurs annonces sur ces sites soient « complètes, précises et optimisées pour être référencées sur un site tiers ».

Revenons maintenant à la façon dont nous formulons ces requêtes : les recherches vocales concernant les entreprises locales révèlent combien nos habitudes en matière de recherche ont évolué. Victor Pan affirme qu'avant l'apparition de cette technologie « nous avions l'habitude de fonctionner par association de termes. » Par exemple :

  • tache sauce 
  • enlever tache sauce
  • nettoyage tache sauce

« La recherche vocale a changé la donne, » ajoute-t-il. « Nos requêtes prennent aujourd'hui la forme d'une conversation ». Par exemple : « Comment faire pour enlever une tache de sauce sur un pantalon blanc ? »

Nous sommes pourtant confrontés à un problème, car il n'existe pour l'instant qu'un nombre limité d'outils permettant de déterminer ce sur quoi portent les recherches vocales. Si le procédé gagne effectivement en popularité, Google indique, par exemple, que 20 % des recherches effectuées sur son application mobile sont des recherches vocale. Cependant, la plupart des plateformes proposant ce service ne fournissent pas encore d'indicateurs ou de données analytiques sur le sujet.

Comment contourner le problème ?

Selon Victor Pan, il serait possible dans une certaine mesure d'identifier les recherches vocales grâce à des publicités de recherche. Celles-ci peuvent être utilisées pour créer un modificateur de requête large, qui autorise l'affichage d'une annonce uniquement lorsqu'un ensemble de termes spécifiques, préalablement définis, apparaissent dans une requête.

Il est alors possible d'analyser les impressions et les indicateurs de la campagne de recherche payée puis de filtrer les résultats pour voir quelles requêtes ont été effectuées sur des supports mobiles. S'il n'y a pour l'instant aucun moyen d'isoler les requêtes vocales, vous pouvez tout de même examiner la façon dont elles ont été formulées pour essayer de déterminer leur nature.

Toutefois, jusqu'à ce qu'un outil officiel ou une plateforme d'analyse soit disponible pour mesurer ces données, les marketeurs devront trouver comment contourner le problème pour accéder aux données dont ils ont besoin.

En effet, tant que ces données n'ont pas de valeur officielle, elles restent incertaines et, par conséquent, il est difficile d'obtenir des outils adéquats pour les mesurer et de développer une méthodologie d'analyse précise.

Anticiper le changement

Selon ComScore, en 2020, au moins la moitié de toutes les recherches effectuées seront des recherches vocales. Les choses risquent donc d'évoluer rapidement, mais cela ne signifie pas pour autant qu'il faille ignorer les méthodes de référencement traditionnelles.

En revanche, nous pensons que la popularité grandissante de ce type de recherche et les progrès technologiques constants dont elle s'accompagne inciteront nécessairement les moteurs de recherche à se munir des outils d'analyse qui leur font défaut aujourd'hui.

Google, par exemple, a d'ores et déjà apporté de nombreuses modifications à ses algorithmes dans le but d'améliorer l'expérience client. Si l'on tient compte du nombre grandissant d'utilisateurs ayant recours à la recherche vocale, cette expérience devra, elle aussi, être optimisée. Nous espérons que ces changements permettront également aux marketeurs de disposer de données plus précises sur les taux d'utilisation de ce mode de recherche et les requêtes qui lui sont propres.

D'ici là, rien ne vous empêche à vous préparer pour ces changements. Pour commencer par le commencement, assurez-vous d'avoir un site bien optimisé pour le SEO traditionnel en consultant notre guide de recommandations SEO

Comment augmenter votre trafic SEO en 30 jours

  obtenir le rapport HubSpot State of Inbound 2016

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le avec vos collègues ou amis :