Internet évolue en permanence et il est donc indispensable de mener régulièrement un audit SEO pour s'assurer que son site répond aux dernières exigences des moteurs de recherche. Car Google mène désormais plusieurs centaines de mises à jour par an pour toujours offrir les meilleurs résultats possibles aux internautes. Il existe une méthode et un éventail d'outils pour analyser votre site et maintenir vos positions dans les résultats de recherche et rester visible auprès de votre audience.

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Audit SEO technique

La première partie d'un audit SEO porte sur la dimension technique afin de s'assurer qu'aucun élément bloquant ne vienne empêcher le bon référencement du site web. Pour commencer, il s'agit de vérifier l'exploration et l'indexation par Googlebot, le robot du moteur de recherche qui recense les pages web.

 

Exploration et indexation

L'exploration du site dépendra des liens dont il bénéficie, de sa fréquence de mise à jour mais surtout de sa structure technique. Cette exploration est limitée, c'est le « budget crawl ». Afin de vérifier que rien n'empêche l'exploration par Googlebot, vous pouvez utiliser Screaming Frog, un outil gratuit jusqu'à 500 URL. Grâce à celui-ci, il est facile d'identifier les pages indexables et celles non indexables pour ensuite corriger ce qui doit l'être.

outil d'audit seo screaming frog

Une fois que tout est en ordre, il faut s'assurer que Google a bien indexé les pages indexables et exclu celles non indexables. C'est sur la Google Search Console qu'il est possible de retrouver cette information. Après avoir créé un compte et paramétré le site web, il sera possible de retrouver dans le menu Couverture le nombre de pages explorées ainsi que celles valides ou exclues. Il s'agit alors de vérifier tout d'abord que le total correspond à celui du site puis que les pages valides et exclues correspondent aux choix réalisés.

indexation dans google search console

 

Pages d'erreur 404 et pages orphelines

Lors de l'analyse de l'indexation d'un site, les pages problématiques sont souvent liées à des erreurs 404 ou des pages orphelines. Celles en erreur 404 sont des pages qui ont été supprimées sans qu'une redirection ne soit paramétrée et, souvent, vers lesquelles des liens internes pointent encore.

Les pages orphelines connaissent un problème inverse : ce sont des pages encore en ligne mais vers lesquelles aucun lien interne ne pointe. Dans ce cas, il est fréquent de constater que Googlebot ne les explore pas et qu'elles sont donc absentes de l'index Google puisqu'il suit les liens pour réaliser son exploration.

 

Fichiers robots.txt et sitemap.xml

Le fichier robots.txt sert à indiquer aux robots d'exploration des moteurs de recherche (comme Googlebot) ce qui leur est permis d'explorer et ce qui est interdit grâce à la fonction Disallow. Il est utile pour interdire l'accès à des dossiers techniques mais aussi, et surtout, à des pages dynamiques à ne pas référencer. Le meilleur exemple est celui des pages générées suite à une recherche réalisée sur un site. Celles-ci contenant à 100 % du contenu déjà présent sur d'autres pages, il ne faudra pas les voir référencées. Pour finir, il est bénéfique pour le SEO d'indiquer l'adresse du fichier sitemap.xml dans robots.txt.

Le fichier sitemap.xml, qui peut parfois prendre d'autres appellations, liste l'ensemble des pages indexables d'un site web. Il est le plus souvent généré dynamiquement comme le fait par exemple l'extension Yoast SEO pour WordPress. Lors d'un audit SEO, il faut vérifier son paramétrage pour s'assurer que seules les pages qui doivent être référencées s'y trouvent, et qu'elles s'y trouvent toutes.

 

Paramètres d'URL

Pour optimiser le référencement d'un site, l'étape suivante d'un audit SEO porte sur les paramètres d'URL. Par défaut, celles-ci sont générées dynamiquement et les URL obtenus sont du type https://www.example.com/?p=123/. Il faut ainsi mettre en place une réécriture des URL afin que ces dernières reflètent l'arborescence du site ainsi que le sujet de la page concernée.

Par exemple, si la page traite d'audit SEO et qu'elle se trouve dans la section blog du site, son URL devrait être https://www.example.com/blog/audit-seo/. Il est à noter que dans les URL, il ne faut utiliser que que des lettres ou des chiffres et il faut séparer les mots avec un tiret. Tous caractères spéciaux sont à proscrire ainsi que les espaces. Afin de réduire leur longueur, il est nécessaire de retirer les « stop words », ces mots de liaison comme « le », « et » ou « de ».

Certaines pages sont accessibles via plusieurs URL, comme par exemple celles avec une pagination. Ce sont des « URL canoniques » qui se présentent sous la forme https://www.example.com/blog/audit-seo/page-2/. Ces pages contiennent donc du contenu dupliqué, ne serait-ce que le titre, ce qui est problématique pour obtenir un bon référencement. Dans ces cas-là, il est indispensable d'utiliser la balise rel="canonical" afin d'indiquer quelle est la page mère et ainsi ne pas indexer les suivantes.

 

Audit des données structurées

Les données structurées, ou micro-données, permettent de fournir des indications précises sur une page aux moteurs de recherche. Elles se présentent sous une forme normalisée qui est régie par Schema.org et elles représentent aujourd'hui un atout majeur pour optimiser le référencement d'un site. Afin d'en vérifier la validité, Google offre un outil de test des résultats enrichis qui peuvent servir durant un audit SEO. Ses résultats indiquent clairement quelle est la validité des données structurées d'un site ainsi que leur détail.

 

Adaptabilité aux supports mobiles

Google indexe désormais les sites depuis leur version mobile et ceux qui ne sont pas adaptés à une lecture sur smartphone ou tablette sont pénalisés. Pour auditer un site, il suffit de se rendre dans la catégorie Ergonomie mobile de la Google Search Console. C'est là que se retrouve l'ensemble des résultats sur des critères comme les textes illisibles car trop petits, les éléments cliquables trop rapprochés ou les contenus plus larges que l'écran. Cet outil est aussi accessible via la page du test d'optimisation mobile de Google.

 

Rapidité et expérience utilisateur

La rapidité de téléchargement d'un site est un paramètre qui représente de plus en plus d'importance pour les moteurs de recherche. Celui-ci est d'ailleurs étroitement lié au concept d'expérience utilisateur puisque 40% des internautes n'attendront pas plus de 3 secondes le chargement d'un site. Pour mesurer les performances d'un site web et sa rapidité de chargement, deux outils font référence : GTmetrix et Google PageSpeed Insights.

 

L'analyse du contenu

Le deuxième volet de cette check-list d'un audit SEO s'intéresse maintenant aux contenus présents sur le site web. En effet, il faut que ceux-ci soient correctement organisés pour faciliter la navigation des visiteurs et obtenir le meilleur référencement possible.

Dans un premier temps, il faut analyser la profondeur d'arborescence (avec Screaming Frog par exemple) et identifier les pages à plus de trois clics de celle d'accueil. En effet, plus une page est éloignée de cette dernière, moins elle aura de chances d'être bien référencée.

Pour autant, il ne s'agit pas non plus de positionner toutes les pages d'un site en premier niveau car il serait alors impossible de créer des silos sémantiques. Pour obtenir la meilleure organisation possible, les pages doivent être rassemblées par groupes thématiques.

Puis l'audit SEO s'intéressera au balisage de chacune des pages pour vérifier que chacune comporte un meta-tittre, une méta-description et une balise H1 uniques et optimisés. Puis le contenu de chaque page devra être structuré autour de balises Hn (H2, H3) et d'images compressées avec un attribut alt correctement spécifié.

Enfin, la dernière étape de la check-list SEO concernant le contenu portera sur le DUST : Duplicate URL, Same Text. Ce terme désigne un contenu identique sur des pages aux URL différentes, c'est le « contenu dupliqué ». Il est extrêmement pénalisant pour le référencement naturel et il faut donc suivre cet indicateur en permanence. Des logiciels en ligne comme KillDuplicate ou Copyscape permettent de faire ce travail.

 

L'analyse des mots-clés

Les mots-clés sont au centre de toute stratégie SEO et l'importance à leur accorder lors d'un audit SEO est donc majeure. Pour commencer, il faut s'assurer que chaque page a un mot-clé cible et que ces mots-clés ne se cannibalisent pas entre eux.

Une fois ce travail d'identification réalisé, il faut s'intéresser à la répartition des pages et plus particulièrement au rassemblement de celles-ci par thématiques. C'est le concept de « cocon sémantique ». En rassemblant les pages sémantiquement proches au sein de mêmes catégories, ou « silos », il est possible de renforcer tant leur pertinence globale qu'individuelle au regard des moteurs de recherche.

L'audit SEO portera alors sur la structuration des pages et l'utilisation du mot-clé cible au sein de celles-ci. Il faut vérifier qu'il est employé dans le méta-titre et la méta-description. Le titre H1 doit lui aussi contenir le mot-clé principal et ce dernier doit être utilisé dans les balises suivantes ainsi que dans le corps du texte, mais attention à la sur-optimisation, pour éviter ce problème, l'audit SEO devra vérifier que des synonyme ou d'autres termes du même champ lexical sont employés. Il faudra toujours garder en tête que le contenu est écrit pour des lecteurs, pas pour des moteurs de recherche.

Les médias doivent eux aussi faire apparaître le mot-clé cible et toujours de manière pondérée. La même approche sera donc employée pour le nommage de ceux-ci et le choix de l'attribut alt des images.

 

L'analyse des liens

Les moteurs de recherche suivent les liens pour indexer les pages mais aussi pour leur attribuer une pertinence et une valeur. C'est pourquoi l'audit SEO doit analyser les liens internes à un site comme ceux externes. Ces derniers, nommés « liens entrants » ou « backlinks », vont générer la notoriété du site ciblé.

Ils se retrouvent dans la Google Search Console sous la catégorie Liens mais des outils SEO spécifiques comme SEMrush ou Ahrefs fourniront une analyse plus détaillée. Les critères à prendre en compte se répartissent en trois critères :

  • Pertinence : est-ce que le site d'où provient le backlink est sur la même thématique que le site analysé ?
  • Qualité : est-ce que le domaine référent est qualitatif ou s'agit-il d'un site de spam ?
  • Quantité : est-ce que le site analysé bénéficie de nombreux backlinks provenant de sites différents ?

Optimiser son maillage interne

Dernière étape pour mener un audit SEO, l'analyse du maillage interne permet de vérifier si celui-ci reflète bien les objectifs du site. Ainsi, les pages en silos sémantiques devraient lier entre elles et les pages les plus importantes devraient être celles qui bénéficient le plus de liens internes.

Pour réaliser cette analyse, il est d'abord possible de consulter le nombre de liens internes via la Google Search Console, toujours dans la catégorie Liens. Puis des outils de visualisation comme Gephi permettront de vérifier que la structure en silo a bien été construite afin de cloisonner les différentes thématiques.


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Comment réaliser un audit SEO ?

Publication originale le 4 janvier 2021, mise à jour le 04 janvier 2021

Sujet(s):

Analyse SEO