Que ce soit la recherche de la performance productive pour l'entreprise ou la quête de sens au travail pour le salarié, l'intraprenariat tend à s'imposer comme nouveau mode de fonctionnement interne. Cette collaboration participative transversale offre des avantages considérables pour les deux parties.

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Chacun est libre d'apporter sa contribution en termes de méthodologie, d'organisation, d'innovation ou autres concepts. Faisant partie intégrante de la qualité de vie au travail, les entreprises cherchent avant tout à fidéliser ses ressources humaines face un salariat assez volatile, tout en développant sa compétitivité et son image.

 

L'importance de l'intraprenariat

L'entreprise a tout à gagner en privilégiant cet investissement participatif. En effet, elle renforce l'implication et l'investissement de chacun dans le développement du groupe en les responsabilisant davantage en tant qu'acteur du changement. Le salarié éprouve ainsi ce sentiment de reconnaissance et d'appartenance à travers cette opportunité de réalisation personnelle dont il n'a pas à supporter les coûts ni les risques, mais à en tirer satisfaction et épanouissement. Seule l'entreprise finance et supporte les conséquences, qu'elles soient constructives ou juste tentées.

Renouant avec la valeur et le sens au travail, la solidarité collective, sans oublier la maîtrise de sa propre évolution professionnelle, motivation et efficacité deviennent la règle dans le mode de fonctionnement de l'entreprise, garante de concorde sociale et de compétitivité dans un contexte économique en constante évolution.

En outre, non seulement, cette politique salariale séduit les jeunes diplômés sur le marché de l'emploi, mais limite le turn-over et les démissions des forces internes, sources de déstabilisation dans le processus de production. De plus, ceux animés par le goût du challenge sauront y trouver un moyen de l'assouvir en toute sécurité.

 

Quelle est la différence entre l'intraprenariat et l'entrepreunariat ?

L'entrepreneuriat consiste à réaliser un projet de création et d'évolution d'une entreprise par son fondateur et financeur principal. À noter que l'entrepreneur est tenu d'immatriculer sa société auprès du registre du commerce et des sociétés, d'en déposer les statuts, et d'en préciser l'objet social pour pouvoir exister et exercer. Autre caractéristique importante : le créateur est seul redevable de la réussite ou de l'échec du projet et devra endosser les conséquences.

L'intrapreneur, quant à lui, ne bénéficie d'aucune obligation juridique, sachant qu'il développe un projet en tant que salarié au sein de son lieu de travail. Il n'a donc ni investissement budgétaire ni part de risque à assumer. Le groupe prend donc toute l'opération en charge. Ce nouveau concept peine d'ailleurs à trouver un statut reconnu dans la législation française.

Si ledit projet ne voit pas le jour, l'employé peut, certes, le vivre comme un échec personnel et se remettre en question, mais il ne subira aucun préjudice de la part de l'entreprise. En effet, l'intrapreneriat vise à stimuler la prise de risques, à encourager l'initiative et le partage des compétences, et non à les pénaliser.

Toutefois, l'intraprenariat se doit de cadrer avec le business model de l'entreprise, c'est-à-dire s'inscrire dans sa stratégie globale de rentabilité. En effet, les investisseurs apprécient particulièrement de soutenir les structures novatrices et participatives.

 

Comment mettre en place l'intraprenariat dans son entreprise ?

  • Orienter la culture d'entreprise autour de l'intraprenariat
  • Communiquer à chaque échelon
  • Définir le projet de manière collatérale
  • Accompagner l'intrapreneur
  • Récompenser le personnel en cas de réussite

Toutefois, l'intrapreneriat obéit à toute une démarche réfléchie et encadrée afin de s'inscrire dans la stratégie globale de l'entreprise.

 

Orienter la culture d'entreprise autour de l'intraprenariat

La culture d'entreprise occupe une place centrale dans l'organisation et le management du personnel. Afin de récolter les fruits de ce partenariat interne, l'instauration de l'intrapreneriat doit faire l'objet d'une vraie programmation et organisation à l'instar de tout projet. Les besoins, autant en termes de recherche d'innovation, de compétitivité et de rentabilité qu'en termes d'implication active, de goût du défi et d'ambition de l'effectif, doivent être anticipés, analysés et évaluer afin de définir un plan constructif concerté entre la direction et l'intrapreneur.

Récompenser cette collaboration et ne pas pénaliser en cas d'échec se révèlent des sources de motivation supplémentaires pour le personnel. Il est important de valoriser les résultats, mais également l'implication des collaborateurs par divers moyens : primes, avantages, nouvelles responsabilités par exemple, et surtout encourager à rebondir grâce à l'absence de conséquences personnelles.

 

Communiquer à chaque échelon

Cette stratégie doit être connue de tous les membres de l'entreprise, quel que soit l'échelon occupé. Chaque employé dispose du même droit et de la même liberté de proposer, collaborer, etc., ce qui illustre concrètement la contribution du groupe en faveur de la valorisation du travail, mais également l'égalité des chances en interne.

Impliquer les managers s'avère fort utile pour repérer, solliciter et recruter les éventuels porteurs de projets. En effet, toute entreprise compte des intrapreneurs dans l'âme et des idées révolutionnaires et innovantes. Les conditions clairement établies et expliquées tant au niveau du concept, de l'attendu, des modalités de réalisation, des ressources allouées, et surtout de l'absence de risques sont les clés de la révélation des talents au service de l'entreprise et de l'enrichissement d'un creuset novateur interne à long terme.

Une totale transparence doit être respectée de la part de la hiérarchie envers les équipes afin de générer une véritable communauté autour de cette culture collaborative. L'entreprise est tenue de mettre à leur disposition toutes les informations utiles ainsi que tous les outils collaboratifs dédiés. D'ailleurs, à titre d'exemple, le CRM peut se révéler une source intéressante pour susciter les idées parmi l'effectif.

 

Définir le projet de manière collatérale

Sachant que l'intrapreneriat doit s'articuler autour de la stratégie globale de l'entreprise et dans une démarche constructive dans l'intérêt de chaque partie, la prise de décision relève d'un accord commun entre l'équipe dirigeante et le collaborateur intrapreneur. Ainsi, l'objectif, les moyens et la durée du projet doivent être arrêtés par rapport à l'environnement structurel et conjoncturel de la firme.

Ce moment d'échange constitue une étape clé dans l'organisation optimale du projet développé par l'intrapreneur. En effet, il devient force de proposition et encadrant de l'équipe qui lui est affectée.

Recensement des ressources nécessaires, besoin de formation, montée en compétences peuvent tout à fait accompagner l'opération d'intrapreneriat en fédérant toutes les forces vives de l'entreprise.

 

Accompagner l'intrapreneur

Autre étape malheureusement souvent négligée, l'accompagnement de l'intrapreneur tout au long du projet. En effet, ce dernier nécessite un certain nombre de moyens, faute d'expérience en tant que chef de projet ou de temps et supports dédiés pour mener sa mission. Des horaires aménagés, un cadre de travail propice à la réflexion et à l'échange, des outils de contrôle accessibles permettront au salarié de travailler dans les meilleures conditions possible et le cas échéant d'apporter quelques correctifs en cours de route.

De même, il faut inciter les managers souvent frileux à contribuer au bon déroulement du projet et accepter une certaine désorganisation temporaire, sans refus ou reproches.

À la fin du projet, l'intrapreneur doit pouvoir mesurer la portée de sa contribution, et ce, quelle que soit l'issue de l'opération et voir son initiative intrapreneriale félicitée et reconnue officiellement par une évolution de carrière.

 

 


 

Exemples d'entreprises utilisant l'intrapreunariat

3M et le post-it

Arthur Fry, salarié de l'imprimerie 3M et choriste à ses heures, cherchait à marquer les pages de ses partitions sans les abîmer. Un de ses collègues avait déjà tenté de fabriquer un adhésif, mais sans succès. En reprenant ce concept, Arthur Fry a créé le post-it au sein de son entreprise tout en conservant son statut de salarié.

 

Google et Gmail

Google compte parmi ses salariés de nombreux talents désireux de créer leur propre entreprise. La marque, pour pallier ce risque de fuite, prône une culture autour de l'intrapreunariat. De cette manière, elle sélectionne les meilleurs projets pour relancer sa croissance. Gmail et AdSense ont vu le jour grâce à des intrapreneurs de Google.

 

L'application Kleen et Total

Total n'est pas en reste. Certains de ses collaborateurs ont eu l'idée innovante de créer l'application Kleen pour le lavage auto dans ses stations, mais également de mettre en place la livraison de bouteilles à domicile par le service « Le Bon Gaz ».

 

L'incubateur digital mondial et The Adecco Group

The Adecco Group recourt également à l'intrapreunariat et s'est illustré par la création d'un incubateur digital mondial.

 

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Publication originale le 21 septembre 2023, mise à jour le 21 septembre 2023

Sujet(s):

Entrepreneuriat CRM pour TPE