L'essentiel à retenir :
Le commerce de détail est une activité économique nécessaire et porteuse, puisqu'elle permet aux consommateurs de satisfaire leurs besoins du quotidien. Avec l'avènement du digital, et les nouvelles technologies d'IA, les retailers revoient leurs stratégies marketing et commerciales, et s'équipent de logiciels innovants pour automatiser de nombreuses tâches opérationnelles telles que la gestion des stocks.
Le commerce de détail est une activité économique traditionnelle et ancestrale, qui prend le virage du digital et de l'IA pour s'adapter aux attentes des consommateurs. Voici comment se lancer dans le retail, et comment adopter les dernières technologies pour développer une approche innovante et concurrentielle.
Sections
- Qu'est-ce que le commerce de détail ?
- Comment fonctionne le commerce de détail ?
- Qui sont les acteurs du retail ?
- Quels sont les défis majeurs du commerce de détail moderne ?
- Retail et e-commerce : quelles différences ?
- Comment commencer un commerce de détail ?
- Quelle différence entre commerce de gros et commerce de détail ?
- 13 bonnes pratiques du retail
Qu'est-ce que le commerce de détail ?
Le commerce de détail, ou retail, est l'activité de vente de produits aux consommateurs finaux depuis un point de vente physique ou digital. Deux critères caractérisent le retail : les ventes concernent de petites quantités, les clients achètent pour consommer eux-mêmes et non pour revendre.
L'Insee ajoute deux précisions dans sa définition du commerce de détail : le commerçant (= le détaillant) vend les produits tels qu'il les a achetés, et la vente peut inclure des services de livraison et de montage. L'enseigne Darty, par exemple, est considérée comme un commerce de détail.
Le commerce de détail se divise en deux grandes catégories :
- Le commerce de détail de produits alimentaires.
- Le commerce de détail de produits manufacturés, qui englobe tous types de produits (textile, bricolage, matériel de sport, jeux et jouets, etc.).
Quelle que soit la catégorie de produits, le commerce de détail s'exerce dans divers types de points de vente : hypermarchés, supermarchés, grands magasins et petits commerces, hors ligne et en ligne, dans les foires et salons et éventuellement par correspondance.
Comment fonctionne le commerce de détail ?
Le fonctionnement du commerce de détail repose sur 3 grandes missions : une mission de marketing et de service client, d'ordre intellectuel, et des missions plus opérationnelles de gestion des stocks d'une part, de gestion des paiements d'autre part.
Marketing et service client
Pour bien comprendre le fonctionnement du commerce de détail, il faut s'intéresser à la chaîne d'approvisionnement, c'est-à-dire au processus de distribution des produits depuis les fabricants jusqu'aux clients finaux. Elle se compose de fabricants, de grossistes, de détaillants et de consommateurs.
- Au premier maillon de la chaîne d'approvisionnement, il y a les fabricants. Ils produisent les marchandises à partir de matières premières, de main-d'œuvre et de machines.
- Une fois la production terminée, les grossistes achètent les articles aux fabricants, puis ils les vendent aux détaillants en grande quantité à bas prix.
- À leur tour, les détaillants revendent les marchandises aux consommateurs finaux, en petite quantité.
- Enfin, les consommateurs les achètent pour leur utilisation personnelle.
Dans la chaîne d'approvisionnement, il faut considérer les détaillants comme des intermédiaires. À ce titre, les missions de marketing et de service client sont centrales dans le commerce de détail : le détaillant n'effectue pas de travail de production ou de transformation, son travail consiste à mettre les produits en valeur pour le compte du fabricant, et à conseiller les clients avant et après une vente. Ce sont ces missions de marketing et de service client que le détaillant doit valoriser.
Gestion des stocks et approvisionnement
Sur le plan opérationnel, la gestion des stocks est une mission centrale dans le commerce de détail : il faut être en mesure de toujours satisfaire la demande des consommateurs, sans risquer de pertes financières liées aux coûts de stockage et aux produits périssables.
Les retailers utilisent diverses méthodes d'optimisation, telles que les systèmes FIFO (First In First Out) pour les produits périssables et LIFO (Last In First Out) sur certains secteurs. La définition des seuils de réapprovisionnement, globalement, s'appuie sur l'analyse de 3 catégories de données :
- Les historiques de vente.
- Les tendances saisonnières.
- Les délais fournisseurs.
L'avis de HubSpot
En gestion des stocks et approvisionnement, la saisonnalité est une difficulté propre à certains secteurs tels que la mode, le jouet et du jardinage. Les retailers performants anticipent ces variations grâce à des outils d'analyse prédictive qui intègrent les événements calendaires, les conditions météorologiques et les tendances de consommation.
L'optimisation du stockage passe également par une organisation spatiale réfléchie, avec des zones de stockage adaptées et un système de traçabilité efficace.
Systèmes de paiement et encaissement
L'évolution des systèmes de paiement transforme l'expérience d'achat en magasin. Les terminaux de paiement électronique (TPE) nouvelle génération intègrent désormais les paiements sans contact, mobile et par QR code. Les portefeuilles numériques comme Apple Pay, Google Pay ou PayPal gagnent en popularité. En 2025, la Banque de France constate que les paiements mobiles en points de vente ont doublé en 2 ans.
Pour offrir une bonne expérience client, en ligne ou en boutique, il faut proposer des solutions de paiement modernes. Au-delà de l'enjeu d'expérience client, la sécurisation des transactions constitue un enjeu critique pour les retailers. Ils doivent choisir des fournisseurs de solutions fiables et solides, pour limiter au maximum les incidents de sécurité qui portent atteinte à la réputation d'une enseigne. Idéalement, ces solutions s'adossent à des systèmes de tenue de comptabilité pour faciliter ce volet.
Qui sont les acteurs du retail ?
Tous les commerçants, en ligne ou en boutique physique, sont des acteurs du retail. Chacun fait le choix de se structurer en indépendant ou en franchise.
- Les indépendants ont une seule boutique, physique ou digitale. En tant que chef d'entreprise, le commerçant indépendant gère tous les aspects de son commerce de détail, éventuellement avec l'aide de salariés. S'il ouvre d'autres boutiques sous la même enseigne, il a le choix entre le modèle de la franchise, où il laisse la gestion à un commerçant indépendant, et le modèle de la succursale, où il recrute un gérant salarié.
- Les franchisés exploitent un commerce de détail sous une enseigne existante. L'entrepreneur dans ce cas loue la marque, le savoir-faire et la liste de fournisseurs au franchiseur. L'entrepreneur franchisé profite de la notoriété de la marque et de l'organisation du réseau, et le franchiseur perçoit des redevances en contrepartie. La Mie Câline et Optic 2000, par exemple, sont des enseignes franchisées : chaque point de vente est géré de manière relativement indépendante par un commerçant non salarié du groupe.
Les retailers choisissent de s'installer en indépendant pour garder toute leur liberté, et pour construire eux-mêmes leur business de zéro. Les retailers font le choix de devenir franchisé pour s'appuyer sur des acquis en termes de notoriété et de compétences.
Quels sont les défis majeurs du commerce de détail moderne ?
Les défis majeurs du retail moderne incluent la hausse des coûts énergétiques et d'approvisionnement, l'accélération de la transformation numérique, les enjeux de cybersécurité, le recrutement et la rétention des talents.
Défis économiques et financiers
L'inflation est un défi économique majeur du retail en 2025, avec des répercussions directes sur les coûts d'approvisionnement et les marges. La hausse des coûts de l'énergie impacte particulièrement les détaillants, avec des factures électriques en augmentation constante malgré les mesures gouvernementales. Les prix des matières premières subissent également une volatilité importante, compliquant la planification budgétaire des enseignes.
La pression sur les marges incite les détaillants à repenser leurs stratégies tarifaires. L'optimisation de la trésorerie devient cruciale, avec des délais de paiement fournisseurs négociés au plus serré et une gestion fine des stocks pour éviter l'immobilisation de capital. Le financement des stocks représente également un enjeu majeur, particulièrement pour les TPE/PME du retail qui doivent composer avec des conditions bancaires plus restrictives.
L'avis de HubSpot
En 2025, le secteur du textile et de l'habillement subit particulièrement la concurrence d'enseignes dites de fast fashion : 20 000 à 50 000 emplois sont menacés en France. Une proposition de loi est examinée, qui imposerait des mesures pour limiter la fast fashion, telles qu'une interdiction de faire de la publicité et une taxe de 2 à 4 € par colis envoyé. En attendant que la loi s'applique, les commerces de détail du secteur du textile et de l'habillement doivent mettre en avant des arguments marketing écologiques et sensibiliser les consommateurs aux dérives de la fast fashion.
Défis technologiques et digitaux
La transformation numérique s'accélère dans le retail, notamment avec l'IA. Cette mutation technologique impose des investissements conséquents dans les systèmes d'information, les plateformes d'e-commerce et les outils d'analyse de données. L'intégration des différents systèmes (ERP, CRM, POS) est un défi technique majeur, particulièrement pour les enseignes multi-canaux.
La cybersécurité devient un enjeu critique avec la digitalisation croissante des transactions. Les retailers sont exposés aux cyberattaques, avec des conséquences néfastes sur leur réputation et leur trésorerie.
Pour relever les défis technologiques, les détaillants doivent prévoir une part de budget suffisante. En plus de financer les outils digitaux, il faut former les équipes à l'utilisation de ces outils, ce qui implique des investissements importants en formation continue. L'obsolescence technologique, par ailleurs, impose de renouveler ses équipements dès que nécessaire.
Défis liés aux ressources humaines
Le secteur du commerce de détail fait face à des difficultés de recrutement, avec un turnover important. Cette situation s'explique par des conditions de travail jugées difficiles, notamment en termes d'horaires, et une attractivité salariale limitée.
La rétention des talents représente un enjeu stratégique majeur. Les enseignes performantes misent sur l'amélioration de l'expérience collaborateur, proposant des parcours de formation, des évolutions de carrière et des outils digitaux qui valorisent le métier de conseiller en vente. La formation continue devient indispensable pour adapter les compétences aux nouveaux outils et aux évolutions du métier. La gestion des plannings se complexifie avec l'omnicanalité, nécessitant une flexibilité accrue des équipes. L'augmentation des coûts salariaux, liée à la revalorisation du SMIC et aux tensions sur le marché de l'emploi, pèse également sur la rentabilité des enseignes.
Retail et e-commerce : quelles différences ?
Le retail englobe le e-commerce et le commerce traditionnel dans des boutiques physiques. De nombreux commerçants exercent à la fois en ligne et en boutique physique, pour satisfaire une large cible de consommateurs aux profils variés.
En commerce de détail, e-commerce et commerce traditionnel en boutique physique sont des activités relativement différentes.
- Le commerce traditionnel se caractérise par une expérience physique, tangible, permettant aux clients de toucher, d'essayer et de bénéficier de conseils personnalisés par des humains en temps réel. Les magasins physiques génèrent des coûts fixes importants (loyer, personnel, énergie).
- L'e-commerce mise sur la disponibilité permanente et sur l'omniprésence, et offre un catalogue potentiellement très étendu. Les coûts de structure sont différents, avec des investissements majeurs dans la logistique, les plateformes technologiques et le marketing digital. La data joue un rôle central pour la personnalisation et l'optimisation de l'expérience client. En 2025, l'e-commerce représente 11 % du commerce de détail en France.
De nombreux commerçants combinent les avantages des deux approches. Les retailers performants développent des stratégies omnicanales intégrant click & collect, réservation en ligne, conseils vidéo à distance et synchronisation des stocks en temps réel. Cette convergence permet d'optimiser l'expérience client tout en maximisant la rentabilité de chaque canal.
Comment commencer un commerce de détail ?
- Définir les contours du projet
- Créer un business plan
- Vérifier l'équilibre financier
- Immatriculer l'entreprise
- Trouver un bon emplacement
- Identifier des fournisseurs
- Promouvoir le commerce de détail
1 - Définir les contours du projet
Les choix personnels de l'entrepreneur, ses connaissances et son budget, ainsi qu'une étude de marché, dictent le type de produit à commercialiser, le mode de distribution, en boutique physique et/ou en ligne, et le choix entre le modèle de la franchise et la création pure.
2 - Créer un business plan
Le business plan est un document fondamental pour monter un commerce de détail. Il décrit le projet en incluant notamment les éléments suivants : étude de marché, stratégie marketing, liste de fournisseurs potentiels ou encore aspects juridiques. C'est un document de synthèse auquel l'entrepreneur se réfère dès que nécessaire.
Le business plan intéresse également les banques et les autres partenaires financiers, le cas échéant. Ils se fondent sur la personnalité de l'entrepreneur, et sur ce document, pour décider de financer ou non le projet d'ouverture du commerce de détail. C'est pourquoi la partie financière doit être particulièrement soignée. Cette partie inclut notamment un plan de financement et un bilan prévisionnel.
3 - Vérifier l'équilibre financier
L'entrepreneur a besoin d'argent pour ouvrir un commerce. Il faut lister les dépenses, pour connaître le montant du financement à obtenir d'une part, pour s'assurer de la rentabilité du projet d'autre part.
Parmi les dépenses fréquentes à l'ouverture d'un commerce de détail :
- Le loyer du local commercial et/ou la création du site de e-commerce.
- Le stock de marchandises.
- Les assurances et les frais de création d'entreprise.
- Des actions de marketing pour se faire connaître.
4 - Immatriculer l'entreprise
Comme toute activité économique, le commerce de détail s'exerce en entreprise. Des formalités juridiques s'imposent à cette étape.
- Choisir une forme d'entreprise : le choix porte sur l'entreprise individuelle ou la société de type SARL ou EURL, SAS ou SASU.
- Créer l'entreprise : il faut notamment choisir un nom et établir un siège social pour donner une existence juridique à l'entreprise. Si l'entrepreneur crée une société, il rédige des statuts.
- Immatriculer l'entreprise : l'entrepreneur publie une annonce légale et valide l'existence de son entreprise en l'immatriculant au Guichet des formalités des entreprises, sur le site de l'INPI.
D'autres formalités facultatives, telles que le dépôt du nom en tant que marque protégée, peuvent être effectuées. Certaines formalités obligatoires doivent être effectuées en fonction de la nature de l'activité.
5 - Trouver un bon emplacement
Si l'entrepreneur ouvre une boutique physique, il doit être très attentif au choix de l'emplacement. Voici les éléments d'attention majeurs :
- L'accessibilité est déterminante de l'affluence. L'emplacement doit être passant, proposer des zones de stationnement à proximité et être correctement desservi par les transports en commun.
- Il est important d'étudier l'environnement concurrentiel en ayant à l'esprit que la concurrence est parfois néfaste, parfois bénéfique.
- L'entrepreneur analyse les habitudes de consommation de sa clientèle cible, pour s'implanter à un emplacement qu'elle fréquente naturellement.
- La superficie du local commercial doit être suffisante pour implanter les zones d'exposition de la marchandise, l'espace de stockage, la zone de back-office, et des cabines d'essayage si besoin.
- Le loyer est déterminant du choix du local. Pour assurer sa rentabilité, l'entrepreneur se réfère aux éléments de budget de son business plan au moment de choisir son local commercial.
Si l'entrepreneur ouvre une boutique en ligne, il doit trouver une adresse URL disponible, en lien avec le nom de sa marque, et facilement mémorisable.
6 - Identifier des fournisseurs
Le commerce de détail s'approvisionne en marchandises auprès de fournisseurs. Le choix des fournisseurs est une étape clé : l'entrepreneur doit identifier des partenaires de confiance, qui fournissent des produits à un bon rapport qualité-prix.
Les critères suivants aident à identifier les bons fournisseurs : la réputation, la qualité des articles, les délais et les coûts de livraison et la qualité du contact.
Il est important de construire de bonnes relations avec ses fournisseurs, pour pérenniser son affaire.
7 - Promouvoir le commerce de détail
Le commerce, boutique physique ou en ligne, est inconnu lors de son ouverture – à moins d'ouvrir un point de vente en franchise. Il ne bénéficie ni de sa réputation, ni du bouche-à-oreille : il est fondamental de prévoir une stratégie marketing adaptée pour se faire connaître.
Voici les pratiques marketing de base pour se lancer :
- Créer une fiche d'établissement Google aide les clients à trouver la boutique, et rassure le public.
- Utiliser les médias sociaux développe l'identité de marque, permet de se faire connaître et d'interagir avec la clientèle.
- Faire du marketing d'influence, avec des micro-influenceurs, renforce la crédibilité de la marque tout en augmentant sa présence en ligne.
- Envoyer des campagnes d'e-mailing maintient le lien et améliore l'engagement des clients.
- Prévoir des événements tels qu'une journée de lancement aide à créer de l'actualité autour de l'ouverture de la boutique.
- Faire de la publicité en ligne accélère la notoriété à des coûts maîtrisés.
Quelle différence entre commerce de gros et commerce de détail ?
Le commerce de gros et le commerce de détail sont deux formes de commerce intervenant dans la chaîne d'approvisionnement. Ils s'opposent par des différences significatives.
- La cible : le commerce de gros s'adresse à des professionnels, alors que le retail est à destination directe du client consommateur final.
- Les quantités vendues : le commerce de gros vend en grande quantité alors que le commerce de détail vend en petite quantité ou en lots.
- Le prix : les marchandises sont vendues plus cher dans le commerce de détail, où le prix inclut les dépenses de marketing et de service client, ainsi que les dépenses relatives aux postes opérationnels.
13 bonnes pratiques du retail
Voici de bonnes pratiques et tendances du retail pour adapter la stratégie de l'entreprise.
Offrir une expérience client unique
L'expérience du consommateur doit être au cœur des préoccupations des enseignes de retail. En proposant aux consommateurs une expérience authentique, la marque laisse une trace inoubliable dans leur esprit, tout en répondant à leurs attentes. L'expérience client influe sur les décisions d'achat des clients et sur leur fidélisation. C'est un élément décisif qui conditionne la réussite d'un commerce de détail.
Pour cela, il faut proposer une approche innovante et originale pour surprendre la clientèle en magasin. Il est possible d'utiliser le marketing émotionnel et sensoriel, la personnalisation et le phygital.
Le commerce de détail doit se focaliser sur un parcours client fluide et incitatif afin de capter l'attention des visiteurs et de les engager à l'achat.
Se concentrer sur l'hyperpersonnalisation
La tendance dans le retail est à l'hyperpersonnalisation plutôt qu'au marché de masse. Personnaliser au maximum permet d'offrir une expérience client hors du commun et de se démarquer de la concurrence. C'est aussi un bon moyen pour créer et renforcer la relation avec les consommateurs et pour les fidéliser.
Pour cela, il faut mettre la donnée au cœur de la stratégie, afin de mieux comprendre le comportement et les attentes des consommateurs. Savoir maîtriser les données transactionnelles (fournies avec le consentement des clients) et implémenter un CRM actualisé et enrichi permet de mieux anticiper les comportements d'achat et de proposer un meilleur service client.
La personnalisation peut toucher tous les domaines : la communication, la relation client, l'expérience en magasin ou en ligne, les produits et les offres, le packaging ou encore la livraison.
Optimiser le merchandising et l'agencement
L'optimisation du merchandising repose sur la compréhension fine des comportements clients en magasin. La théorie des zones chaudes et froides démontre que certains espaces génèrent naturellement plus de ventes. Les zones chaudes, situées à l'entrée et dans les allées principales, doivent accueillir les produits à forte marge ou les nouveautés. Les zones froides, moins fréquentées, conviennent aux produits d'appel ou de première nécessité.
Le cross-merchandising consiste à associer des produits complémentaires pour stimuler les ventes additionnelles. Cette technique augmente naturellement le panier moyen. Les rotations de produits régulières maintiennent l'intérêt des clients fidèles et optimisent la rentabilité au mètre carré. Une signalétique efficace guide le parcours client, met en valeur les promotions et facilite la navigation dans le point de vente. L'éclairage joue également un rôle crucial dans la mise en valeur des produits et dans la création d'ambiances propices à l'achat.
Gérer efficacement le e-commerce intégré
La gestion d'un e-commerce intégré nécessite une synchronisation parfaite des stocks entre tous les canaux de vente. Cette synchronisation en temps réel évite les ruptures de stock et les surventes, deux écueils majeurs de l'omnicanalité. Les retailers performants utilisent des systèmes de gestion unifiés qui actualisent instantanément les disponibilités sur tous les canaux.
Le click & collect révolutionne l'expérience d'achat en combinant la commodité du digital et l'immédiateté du physique. Ce service, plébiscité par les consommateurs, nécessite une organisation logistique spécifique avec des zones de stockage dédiées et des processus de préparation optimisés. La vente sur marketplaces permet d'élargir la visibilité mais impose de maîtriser les spécificités de chaque plateforme.
La logistique du dernier kilomètre devient un avantage concurrentiel majeur. L'optimisation des tournées de livraison, l'utilisation de points relais et le développement de solutions écologiques (vélos cargo, véhicules électriques) répondent aux attentes croissantes des consommateurs en matière de rapidité et de responsabilité environnementale.
Fidéliser la clientèle
La fidélisation client représente un enjeu stratégique majeur dans un contexte concurrentiel accru. Les programmes de fidélité évoluent vers plus de simplicité et de générosité pour répondre aux attentes des consommateurs. Les clients recherchent des bénéfices immédiats et tangibles plutôt que des systèmes de points complexes. Les offres personnalisées basées sur l'historique d'achat génèrent de bons taux de conversion en comparaison avec les promotions génériques.
L'utilisation d'un CRM retail performant permet de centraliser toutes les interactions clients et d'automatiser les campagnes de fidélisation. Le CRM retail de HubSpot offre une vue 360° du client, intégrant ses achats en magasin et en ligne, ses préférences et son historique de service client. Cette approche unifiée permet de créer des expériences personnalisées qui renforcent l'attachement à la marque.
Les programmes de fidélité modernes intègrent des mécaniques de gamification, des partenariats avec d'autres enseignes et des avantages expérientiels (accès privilégié, événements exclusifs). Cette approche émotionnelle complète la dimension transactionnelle traditionnelle et crée un lien durable avec les clients.
Varier les canaux de vente et de communication
Il faut repenser la pluralité des canaux de distribution tout en offrant une expérience similaire et de qualité. Varier les supports publicitaires permet de mettre en place des campagnes marketing plus ciblées et de réduire les coûts d'acquisition client.
Pour cela, il est essentiel de bien segmenter l'audience à mesure qu'elle augmente et qu'elle se diversifie.
Phygitaliser le commerce de détail
La numérisation est devenue une tendance majeure dans le domaine du commerce de détail : la puissance des canaux de vente digitaux entraîne l'augmentation conséquente des achats en ligne. Le secteur du retail s'oriente naturellement vers le phygital, c'est-à-dire vers une stratégie omnicanale.
L'objectif est d'attirer un maximum de consommateurs, en les accompagnant à chaque étape du parcours client, dans le cadre d'une expérience unifiée et cohérente sur tous les canaux de vente.
L'innovation est également appréciée. Les commerces de détail peuvent s'essayer à de nouvelles technologies numériques pour proposer des expériences originales et marquantes.
Recommandations personnalisées et cross-selling automatisé
Les systèmes de recommandations basés sur l'IA analysent en temps réel le comportement d'achat, l'historique de navigation et les préférences des clients pour proposer des produits pertinents. Cette personnalisation profonde augmente significativement le panier moyen, tout en offrant aux clients un service à valeur ajoutée.
Les algorithmes de machine learning identifient des patterns invisibles à l'œil humain, permettant de prédire avec précision les produits complémentaires susceptibles d'intéresser chaque client. Pour cela, les retailers doivent investir dans les bons outils technologiques.
Prévision des stocks et réapprovisionnement intelligent
L'IA révolutionne la gestion des stocks en analysant simultanément des centaines de variables : historique des ventes, saisonnalité, événements locaux, météo ou encore tendances sociales. Grâce à ces puissants algorithmes prédictifs, les risques de surstock et de rupture de stock sont considérablement réduits : cette gestion optimisée aide à maintenir une trésorerie saine, tout en offrant une bonne expérience client.
Les systèmes modernes intègrent par ailleurs l'IoT et la robotique pour automatiser complètement le réapprovisionnement. Les capteurs intelligents suivent les niveaux de stock en temps réel et déclenchent automatiquement les commandes auprès des fournisseurs. Cette automatisation permet aux équipes de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée, notamment le conseil client et la création d'expériences d'achat mémorables.
Tarification dynamique et optimisation des marges
Les moteurs de tarification basés sur l'IA ajustent les prix en temps réel selon la demande, la concurrence, les stocks disponibles et le comportement client. Cette approche aide les retailers à augmenter leurs marges. L'algorithme analyse continuellement les prix des concurrents et les élasticités prix pour trouver le point optimal entre volume et marge.
Les systèmes de tarification dynamique peuvent gérer des millions de références simultanément, ajustant les prix plusieurs fois par jour selon les conditions du marché. Cette agilité tarifaire devient un avantage concurrentiel majeur dans un environnement retail ultra-compétitif, permettant de maximiser les revenus tout en restant attractif pour les consommateurs.
Chatbots et service client automatisé
Les chatbots alimentés par l'IA sont de plus en plus performants pour prendre en charge des requêtes clients sans intervention humaine. Ces assistants virtuels gèrent les questions fréquentes, le suivi de commandes, les retours produits ou encore les recommandations produits, en continu. L'implémentation d'un chatbot réduit ainsi significativement les coûts de service client, tout en améliorant la disponibilité et la réactivité.
Les technologies de NLP (Natural Language Processing) permettent aux chatbots de comprendre le contexte et les nuances du langage naturel. Les systèmes les plus avancés détectent alors les émotions des clients et adaptent leurs réponses en conséquence. Cette capacité d'empathie artificielle améliore la satisfaction client. L'intégration avec les systèmes de gestion permet aux chatbots de fournir des informations précises sur les stocks, les livraisons et l'historique des commandes.
L'avis de HubSpot
L'automatisation du service client s'intègre parfaitement avec les outils Service Hub de HubSpot qui permettent de créer des chatbots intelligents et de centraliser toutes les interactions clients. Cette approche unifiée garantit une expérience cohérente sur tous les canaux de contact.
Prôner le local
Le local est une tendance qui se maintient. De nombreux consommateurs privilégient les commerces de proximité et les producteurs locaux, et s'engagent de plus en plus à soutenir des petits commerçants de détail à l'économie plus fragile.
Les acteurs de la grande distribution, pour leur part, mettent en avant des produits en provenance de petits producteurs locaux.
Développer son engagement et sa RSE
Les prix ou la nouveauté ne sont pas des arguments marketing suffisants : les consommateurs sont soucieux de l'engagement des marques, et ils n'hésitent pas à changer leur comportement d'achat s'ils ne se retrouvent pas dans les valeurs de la marque.
Les retailers doivent donc développer des projets RSE concrets, et communiquer dessus. Parmi les engagements populaires en 2025 :
- Les conditions de travail des salariés.
- La provenance et la qualité des matières premières.
- La lutte contre l'obsolescence programmée et le gaspillage.
- L'économie circulaire, le recyclage et la seconde main.
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